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travail

Préambule

La recherche Connaître les parents-étudiants de l’UQAM. Réalités, besoins et ressources a été entreprise avec comme objectifs de développer une meilleure connaissance de la population des parents-étudiants de l’UQAM, de soutenir l’élaboration de stratégies et de mesures institutionnelles susceptibles de faciliter la poursuite des études et de favoriser l’accès au diplôme universitaire.

Dans les médias

Vie au travail : Flexibilité et inégalités au travail, Mélanie Lefrançois, LaPresse.ca, 5 mai 2026

Vie au travail : Flexibilité et inégalités au travail, LaPresse.ca

Dans les médias

L’aveuglement des leaders, Angelo Soares, Ledevoir.com, 28 avril 2026

L’aveuglement des leaders, Ledevoir.com

Les groupes de filles comiques au Québec: filiation en folies

Au Québec, les femmes sont sous-représentées en humour; c’est devenu un truisme de le dire (Joubert, 2002: 15-16). Qui plus est, les groupes comiques féminins peuvent se compter sur les doigts d’une main, littéralement: les Girls, dans les années soixante, les Folles Alliées dans les années quatre-vingt, plus près de nous les Moquettes Coquettes et The Girly Show, dont le titre renvoie aux pionnières de la Révolution tranquille1. Celles qui composent ces groupes ont, chacune à sa façon et chacune son tour, expérimenté les plaisirs et les difficultés de se présenter sur scène comme femmes comiques.

Récurrences dans les représentations du féminin dans la presse écrite chez les galeristes montréalaises Lavigueur, Lefort et Millman

Notre recherche vise à pallier quelque peu cette lacune en abordant la situation des femmes fondatrices et gestionnaires d’une galerie d’art à Montréal durant les décennies 1940, 1950 et début 1960. Dans ces quelques pages, nous nous intéressons aux représentations véhiculées dans les journaux et périodiques de l’époque (ainsi que quelques imprimés plus récents) de trois de ces femmes galeristes actives entre 1941 et 1961. Notre intention est de vérifier si les représentations qui y sont véhiculées participent de la minimisation du rôle de ces femmes dans l’histoire de l’art au Québec et, plus largement, d’une vision traditionnelle du rôle des femmes au sein de la société québécoise. L’analyse des commentaires sur les parcours de trois galeristes, soit Rose Millman, Agnès Lefort et Jessie Lavigueur, nous permettra de dégager certaines représentations récurrentes dans les portraits qui sont faits d’elles.

Conclusion

En procédant à une relecture des résultats concernant les travailleuses lesbiennes issus d’une recherche menée il y a quelques années sur l’insertion des personnes homosexuelles dans leur environnement de travail, nous avons pu relever les nombreuses stratégies que celles-ci déploient afin de s’y intégrer sur les plans professionnel et interpersonnel, malgré les barrières sexistes et les préjugés lesbophobes susceptibles d’entraîner de la discrimination à leur égard. La question se pose: ces données ont-elles vieilli? Certes, les législations reconnaissant la conjugalité et la parentalité homosexuelle ont favorisé la visibilité et la légitimité de la présence des gais et des lesbiennes dans les diverses sphères de la vie sociale, y compris le travail. Néanmoins, plusieurs indications donnent à penser que l’égalité sociale n’est toujours pas atteinte et que les lesbiennes demeurent peu visibles, comparativement aux gais, dans l’ensemble de ces sphères. L’on peut également supposer que les types de difficultés rencontrées par les travailleuses lesbiennes ainsi que l’assortiment de stratégies mises en œuvre pour y faire face demeurent relativement inchangées. Enfin, rappelons le biais d’échantillonnage découlant du recrutement de participantes volontaires, affirmées dans leur vie privée et œuvrant en majorité dans des secteurs réputés relativement plus ouverts à la diversité sexuelle, bref un biais favorisant un portrait moins sombre plutôt que noirci.

Chapitre 7: À l’intersection des rapports sociaux de sexe et de l’hétérosexisme

Cette section présentera d’abord une synthèse des principaux résultats de la recherche, de laquelle il ressort que les lesbiennes mettent en œuvre un éventail de stratégies d’insertion en emploi afin de réduire la discrimination, réelle et anticipée, découlant à la fois de l’homophobie présente dans leur milieu de travail, y compris ses expressions spécifiquement lesbophobes, et du sexisme qui les rappelle à leur statut de femmes. Dans un deuxième temps, nous proposerons des éléments de réflexion sur l’articulation du sexisme et de l’hétérosexisme. En effet, l’imbrication des rapports de pouvoir et des logiques d’organisation sociale qui est apparue au travers des propos recueillis dans cette étude interroge les théories explicatives et les concepts mis en œuvre dans les recherches sur la discrimination liée à l’orientation sexuelle.

Chapitre 6: Discrimination sexiste et homophobe

À des fins heuristiques, nous avons choisi de présenter les diverses formes de sexisme rencontrées par les participantes en deux catégories distinctes: les discriminations sexistes reliées à la sexualisation des femmes et les discriminations sexistes reliées à la division sexuelle du travail. Étant donné que les types et la fréquence des discriminations sexistes varient parfois selon la composition du milieu de travail, nous en soulignerons les différences pertinentes. Enfin, nous présenterons les stratégies des travailleuses lesbiennes face aux attentes hétéronormatives de leur milieu de travail.

Chapitre 5: Les stratégies d’adaptation en milieu de travail: les relations interpersonnelles

Dans cette partie, nous présenterons les stratégies d’adaptation des lesbiennes au contexte professionnel sous l’angle des ajustements à l’intérieur du milieu de travail. Tout en relevant d’une dynamique proprement organisationnelle qui l’inscrit dans le domaine public, le milieu de travail constitue un important foyer de sociabilité où se tissent des liens interpersonnels de toutes natures. Les informations sur la vie privée (relations conjugales et parentales, loisirs, etc.) y circulent, tantôt pour les fins de gestion des ressources humaines, tantôt au gré des relations qui se tissent avec l’entourage de travail. Cette perméabilité entre le public et le privé oblige les travailleuses lesbiennes à se positionner eu égard à la décision de sortir ou non du placard, mais également à choisir des stratégies d’adaptation dans le contexte de la sociabilité professionnelle puisque, dans leur cas, il n’y a pas congruence entre leur orientation sexuelle et celle que les présomptions hétérosexistes de leur entourage de travail leur attribuent.

Chapitre 4: Les stratégies d’adaptation en milieu de travail: visibilité et dissimulation

Ce chapitre a pour objectif de dresser un portrait de la visibilité des lesbiennes en milieu de travail. Après avoir présenté les informations reliées à la connaissance de l’orientation sexuelle des répondantes par leur entourage de travail, nous rapporterons les motifs de dissimulation, puis les motifs de divulgation principaux. Enfin, nous examinerons l’éventail des stratégies identitaires adoptées par les lesbiennes pour divulguer ou au contraire dissimuler leur orientation sexuelle en milieu de travail.