Mot-clé

2000-2010

Chapitre 4: Les stratégies d’adaptation en milieu de travail: visibilité et dissimulation

Ce chapitre a pour objectif de dresser un portrait de la visibilité des lesbiennes en milieu de travail. Après avoir présenté les informations reliées à la connaissance de l’orientation sexuelle des répondantes par leur entourage de travail, nous rapporterons les motifs de dissimulation, puis les motifs de divulgation principaux. Enfin, nous examinerons l’éventail des stratégies identitaires adoptées par les lesbiennes pour divulguer ou au contraire dissimuler leur orientation sexuelle en milieu de travail.

Chapitre 3: L’homophobie en milieu de travail

Nous avons documenté l’homophobie en milieu de travail dans ses volets quantitatif et qualitatif. Dans ce chapitre, nous présenterons les données quantitatives, que nous avons choisi d’enrichir avec les données qualitatives. Dans le questionnaire, il était demandé aux répondantes d’estimer, dans leur emploi actuel, la fréquence d’une série d’attitudes et de comportements homophobes de gravité variable, allant des blagues offensantes jusqu’à l’agression physique. Nous faisons ici la distinction entre l’homophobie diffuse et l’homophobie directe, ainsi que les formes violentes d’homophobie (agression physique, verbale, harcèlement à caractère sexuel ou non, menaces, etc.).

Chapitre 2: Méthodologie de la recherche

La méthodologie de recherche a été définie en fonction des visées exploratoires de l’étude. Compte tenu du peu de connaissances acquises jusque-là en ce qui concerne l’insertion des personnes homosexuelles dans leur environnement de travail, il nous semblait prématuré d’envisager d’élaborer des hypothèses dont la vérification aurait nécessité des analyses complexes mettant en relation plusieurs facteurs. Nous avons ainsi opté pour une méthode d’enquête comprenant les deux volets suivants: 1) le volet quantitatif recourt à la technique du questionnaire d’enquête et permet de décrire diverses facettes de la condition des personnes homosexuelles dans leur milieu de travail à l’aide de mesures statistiques portant sur un vaste échantillon; 2) le volet qualitatif emploie la technique de l’entrevue en face à face afin de cerner les perceptions des travailleurs gais et des travailleuses lesbiennes vis-à-vis de leur environnement de travail et permetd’illustrer la complexité des expériences en milieu de travail. Les résultats présentés dans ce cahier concernent exclusivement les travailleuses lesbiennes. Rappelons que la recherche portait sur une population féminine et masculine et que les outils de collecte ont été conçus en fonction de cette mixité.

Chapitre 1: Perspectives théoriques: de la discrimination à l’hétéronormativité

Dans ce chapitre, nous examinerons les définitions et les théories mises à contribution pour examiner les expériences des travailleuses lesbiennes en emploi. Nous présenterons et clarifierons dans un premier temps les concepts d’homophobie, d’hétérosexisme et d’hétéronormativité. Dans un second temps, nous proposerons de distinguer les expériences spécifiques de discrimination vécues par les femmes homosexuelles en recourant au concept de lesbophobie. Dans un troisième temps, nous aborderons les notions reliées aux droits relatifs au travail. Ensuite, nous distinguons différents types de discrimination de façon à rendre compte des expériences diverses des travailleuses lesbiennes. Enfin, nous expliciterons les concepts d’aménagement de l’identité lesbienne en milieu de travail et de stratégies identitaires, qui nous permettront d’analyser les choix et les motivations des travailleuses lesbiennes, notamment en matière de visibilité.

Introduction

Ce cahier propose une analyse de la situation des travailleuses lesbiennes dans leur environnement de travail. Plus spécifiquement, il décrit d’abord brièvement les dynamiques de discrimination et d’exclusion auxquelles elles sont confrontées, puis il examine les stratégies qu’elles adoptent afin de se tailler une place satisfaisante, tant sur le plan psychologique que professionnel, dans un environnement caractérisé, à des degrés divers, par des attentes hétéronormatives et par des préjugés hétérosexistes susceptibles d’engendrer des discriminations à leur égard. Pour ce faire, ce cahier assemble les principaux résultats concernant les lesbiennes en provenance d’une étude conduite il y a quelques années sur l’insertion des travailleurs gais et des travailleuses lesbiennes dans leur milieu de travail. Cette nouvelle présentation des résultats nous a en outre fourni l’occasion de les examiner dans une perspective féministe, d’interroger les concepts initiaux de la recherche ainsi que les données empiriques en prenant en compte le double positionnement de ces travailleuses, en tant que femmes et en tant que lesbiennes.

Chapitre 6: Mesures de soutien aux parents-étudiants et recommandations

Une liste de 10 mesures de soutien a été soumise aux parents-étudiants (Tableau 50). Aucune d’entre d’elles n’a été majoritairement retenue comme prioritaire. Cela étant, deux des trois premières mesures de soutien les plus souvent identifiées par les parents-étudiants sont d’ordre financier et concernent l’octroi de bourses pour congés parentaux (40,7%) et l’aide financière d’urgence (26,8%). Plusieurs ont soulevé l’idée qu’il serait intéressant que des bourses soient réservées pour les parents-étudiants ou du moins qu’il y ait une prise en compte du statut parental lors de l’octroi des bourses d’excellence. Il n’y a pas lieu de s’en étonner si nous mettons cette information en lien avec le fait que plus de la moitié des parents-étudiants, soit 55,8%, jugent leur situation financière précaire.

Chapitre 3: Situation financière des parents-étudiants

Plus de la moitié (55,8%) des parents-étudiants de l’UQAM rejoints par l’enquête occupent un emploi en sus de leurs études (Tableau 15). Ce qui signifie que pour plus d’un parent-étudiant sur deux, l’enjeu n’est plus simplement de réussir à articuler études-famille, mais encore celui de réussir l’articulation études-famille-travail salarié.

Chapitre 5: Perceptions des parents-étudiants quant à leur rapport aux études et au partage des tâches

Le niveau de satisfaction des parents-étudiants à l’égard de leur parcours scolaire est passablement élevé: environ trois fois sur quatre (71,1%), elles et ils se disent d’accord avec l’affirmation «Je trouve mon parcours scolaire gratifiant» (Tableau 38). C’est de fait une très faible proportion des parents-étudiants (3,3%) qui pose un regard réellement négatif sur son parcours.

Chapitre 4: Parcours universitaire des parents-étudiants

La population des parents-étudiants ayant répondu à notre sondage est inscrite dans les différentes facultés de l’UQAM selon une distribution sensiblement identique à celle de la population étudiante en général (Tableau 27). Ceci permet de présumer du caractère représentatif des données. Les parents-étudiants fréquentant l’École des sciences de la gestion, la Faculté des sciences humaines et la Faculté des sciences de l’éducation représentant les deux-tiers de l’échantillon (65,7%), comme c’est aussi le cas, dans des proportions assez analogues (62,6%), dans la population étudiante de l’UQAM.

Chapitre 2: Les parents-étudiants de l’UQAM: données personnelles

La présente enquête a permis de rejoindre 738 parents-étudiants de l’UQAM à la session d’hiver 2007 (Tableau 1). Trois fois plus de femmes que d’hommes ont répondu au sondage. Les femmes constituent donc 77,9% de l’échantillon. Celui-ci étant de type non-probabiliste, il n’est pas possible d’affirmer hors de tout doute que cette proportion de mères-étudiantes correspond fidèlement à leur représentation au sein de la population des parents-étudiants. Par contre, nous avons tout lieu de croire que les étudiantes qui conjuguent parentalité et études à l’UQAM sont beaucoup plus nombreuses que les étudiants qui partagent cette même réalité; ce que confirmait déjà l’étude ICOPE en 2006.