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Dans les médias

Quelle est la portée du procès de Gilbert Rozon? L’analyse d’une experte, Rachel Chagnon, Ici.Radio-Canada.ca, 31 mars 2026

Quelle est la portée du procès de Gilbert Rozon? L’analyse d’une experte, Ici.Radio-Canada.ca Entendu sur Le téléjournal avec Céline Galipeau.

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Jugement rendu au procès de Gilbert Rozon : Faits saillants de Rachel Chagnon, Rachel Chagnon, Ici.Radio-Canada.ca, 31 mars 2026

Jugement rendu au procès de Gilbert Rozon : Faits saillants de Rachel Chagnon,  Ici.Radio-Canada.ca

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La JOC : un pan méconnu de l’histoire sociale du Québec, Catherine Foisy, Ici.Radio-Canada.ca, 30 mars 2026

La JOC : un pan méconnu de l’histoire sociale du Québec, Ici.Radio-Canada.ca Entendu sur Tout terrain.

«Borchtch», forer la langue, tisser des trous: une lecture de «Ma mère est humoriste» de Carla Demierre

Les mots agissent. Traquer, triturer, pétrir, disloquer, forer, toucher, renverser, réanimer, crier, se vider, décroître, parler, brutaliser, écrire, tuer.

Une relation mère-fille; une œuvre textile. Tissée. Des motifs récurrents, des nœuds et des trous. Le maternel n’est pas une métaphore; il est une dentelle. Dessus, dessous et ensuite, j’ai de la difficulté à suivre. Je pense voir le fil, mais il disparaît dessous l’autre qui passe dessus, ici. Le lien est pourtant là, invisible. La dentelle n’est pas ce qu’on voit; elle est un ouvrage monstrueux.

Analyses féministes et luttes contre l’homophobie, écueils et convergences possibles: un essai

Le thème de la présente publication, les zones de convergences des féminismes et des luttes contre l’homophobie, résume en lui-même ce que bon nombre d’entre nous, chercheurs-es, militants-es, intervenants-es, avons tenté et tentons de faire au jour le jour depuis des décennies. C’est parfois, pour certains, mais surtout certaines d’entre nous, l’histoire de toute une vie. C’est sans aucun doute mon cas. Entre les combats et les enjeux, perçus comme différents et complémentaires, y a-t-il eu une hiérarchie? Existerait-elle encore aujourd’hui?

Injures homophobes: ordre et désordre hétéronormatifs

Les propos homophobes sont les formes de discours de haine les plus couramment proférées sur Internet. 44 % des actes homophobes se manifestent au moyen d’injures. 80 % des jeunes homosexuels les et bisexuels-les rapportent avoir déjà été la cible d’injures homophobes. Omniprésentes, les insultes homophobes constituent la partie visible de l’objectivation, dans le langage, des schèmes produits par la domination masculine, fonctionnant comme des matrices de perceptions et de représentations du monde social (Bourdieu, 1998).

Expression de genre et démystification de l’homosexualité et de la bisexualité

Dans le cadre du 82e congrès de l’ACFAS, le colloque Féminismes et luttes contre l’homophobie: zones de convergence a permis d’aborder le thème des luttes à l’homophobie. Une table ronde a réuni des membres de divers groupes qui, chacun apportant son expertise, utilisent l’éducation afin de faire de l’école et de la société en général des espaces plus sécuritaires et ouverts à la diversité sexuelle. À cette occasion, l’organisme GRIS-Montréal a joint ses expériences à celles des autres en dressant un portrait de ses actions et de ses réflexions sur l’expression de genre dans la démystification de l’homosexualité et de la bisexualité.

La portée de l’épithète «gai»: sujets interpelés, sujets touchés

L’étude de la construction identitaire masculine comme celle des rapports sociaux entre hommes hétérosexuels et non hétérosexuels mène souvent à celle de l’emploi de l’épithète «gai» ou de la gamme de termes qui lui sont apparentés. Cet aboutissement n’est pas étranger au constat de leur utilisation fréquente entre garçons adolescents ou entre hommes. Employés principalement par des garçons et des hommes et quelquefois par des filles et des femmes, ces termes s’adressent exclusivement à des garçons ou hommes –à quelques exceptions près (Burn, 2000; Martino, 1999; Martino et Pallotta-Chiarolli, 2003; Nayak et Kehily, 1996; Pascoe, 2005; Plummer, 1999, 2001). Cette pratique s’étend de plus à une diversité de pays, tel qu’en témoignent les terrains des chercheurs-es y ayant consacré leur intérêt.

«Toutes des lesbiennes!» Antiféminisme et lesbophobie, une complicité à l’épreuve du temps

«Toutes des lesbiennes!» Cette affirmation, à propos des féministes, qui ne l’a pas entendue? C’est un véritable poncif de l’antiféminisme, auquel il n’est pas toujours aisé de répondre. Toutes, non… Quand même pas! Beaucoup oui, enfin, cela dépend de quel féminisme on parle. Cela dépend aussi de quelle époque on parle. Lesbiennes, oui, enfin, cela dépend aussi de ce que l’on entend par là. Il y a des lesbiennes croyantes mais non pratiquantes, des lesbiennes théoriques, des lesbiennes qui préfèrent se dire homosexuelles, des homosexuelles qui ne se disent pas du tout, et il y a même des hétérosexuelles qui, ayant appris à dire, après l’expulsion hors de France de Daniel Cohn-Bendit en 1968: «Nous sommes tous des juifs allemands», qui chantaient: «Nous sommes toutes des avortées / Nous sommes toutes des avorteuses / Nous sommes toutes des péripatéticiennes / Des lesbiennes et des mal baisées / Nous libèrerons la société / Nous libèrerons la sexualité» (Bernheim, 1983: 54). Ce qui est sûr, c’est que dans le «toutes des lesbiennes !», l’intention n’est pas bienveillante et qu’à l’évidence, la lesbophobie est un moyen de dénigrer le féminisme. Un antiféminisme lesbophobe donc. Ou une lesbophobie antiféministe? Les dosages, instables, varient. Partir à la recherche de ces discours/de ces pratiques n’est pas simple. Il faut faire avec la dispersion, l’hétérogénéité, l’euphémisation dans des sources documentaires disparates et dispersées. Il faut aussi historiciser cette question et la confronter à la réalité qu’elle combat autant qu’au fantasme qu’elle construit.

Mixité et filiation: le rapport sœur-frère en littérature contemporaine

Les théoriciennes féministes l’ont montré, la famille, doux cocon originel, est aussi le lieu de la distribution traditionnelle des rôles hommes-femmes, celui où, dès la naissance, s’enseignent et s’imposent les identités genrées. Papa au travail, maman à la maison: modèle blanc, bourgeois, sexiste, raciste, classiste. Cet ordre familial, qui se traduit par extension en ordre social, marque durablement les jeunes consciences et en vient à paraître naturel, familier (l’étymologie est la même), à la fois normal, presque invisible, et hautement désirable.