Mot-clé
cinéma
Pourquoi Thelma et Louise nous bouleverse encore aujourd’hui, Martine Delvaux, Ici.Radio-Canada.ca, 9 mai 2026
Pourquoi Thelma et Louise nous bouleverse encore aujourd’hui, Ici.Radio-Canada.ca
Désespérément féministe, Martine Delvaux, Lapresse.ca, 27 avril 2026
Désespérément féministe, Lapresse.ca
Le rapport mère-fille dans «Une seconde mère» d’Anna Muylaert: une allégorie sociale
Ainsi, en partant du film Une seconde mère, je travaillerai à présenter quelques réflexions sociopolitiques et à les arrimer à l’œuvre afin de l’illuminer. Après avoir donné un aperçu du film, en soulignant certains points saillants, je présenterai brièvement l’héritage de l’esclavage dans les relations maître/employé·e au Brésil. Il s’agira de mettre en lumière son influence sur les expériences de maternité. En m’appuyant sur des théories postcoloniales, je chercherai ensuite à savoir quelles sont et comment se font les représentations de ce contexte dans l’œuvre de Muylaert. Finalement, j’analyserai comment la relation mère/fille entre Val et Jéssica peut constituer une allégorie sociale. En effet, je suppose que les motifs derrière le comportement de Jéssica, qui envisage de rompre avec les cycles de subalternité enfermant sa mère dans une trajectoire socialement définie, tirent leur origine dans le contexte sociopolitique et culturel auquel elles appartiennent.
Filmer le désir: sexualités et cinéma des femmes au tournant des années 2000
Comment les femmes cinéastes filment-elles le désir et la sexualité? Au fil de l’histoire du cinéma, certaines d’entre elles ont su développer un langage singulier pour représenter «ce gonflement de l’être», comme l’exprime la réalisatrice québécoise Léa Pool à propos de son film Mouvements du désir (1994). Ce désir est difficilement représentable à l’écran, parce qu’il engage non seulement le corps entier, mais aussi une dimension intime et non visible de l’être, selon la cinéaste anglaise Sally Potter, qui a réalisé Orlando (1992), une adaptation du texte éponyme de Virginia Woolf, publié en 1928. Le désir et la sexualité ont trouvé des représentations poétiques dans l’œuvre de certaines femmes, notamment à travers la danse pour Maya Deren, «mère» de l’avant-garde américaine, ou par l’intermédiaire de voix féminines et intemporelles dans le cinéma de Marguerite Duras, voix qui rappellent son univers littéraire dans lequel «c’est par le manque qu’on dit la chose». D’autres optent pour la mise en scène d’une sexualité explicite et débordante, à l’exemple de Catherine Breillat (entre autres Une vraie jeune fille, Romance et Anatomie de l’enfer). Elle se fait aussi violente et trash pour Virginie Despentes et sa collaboratrice Coralie Trinh Thi, qui ont réalisé le très controversé Baise-moi (2000). Ce film marque par ailleurs un point tournant non seulement pour le cinéma des femmes, mais pour tout un pan de la cinématographie contemporaine française associé au «cinéma extrême», aussi connu sous l’appellation «cinéma du corps» selon les recherches menées par Tim Palmer. Je m’intéresserai à ces représentations du désir et de la sexualité dans le cinéma des femmes réalisé en France au tournant du XXe siècle, plus précisément à des représentations qui, mettant de l’avant une prise de position politique affirmée, voire radicale, sont vigoureusement engagées sur la voie féministe. Pour plusieurs réalisatrices, cette prise de position s’enracine dans ce geste, libérateur, qui consiste à prendre la caméra pour regarder/filmer, geste fondamental servant l’appropriation du regard/pouvoir féminin dans une industrie où les femmes accèdent encore trop difficilement à la réalisation.
Présentation: Féminismes, sexualités, libertés
Parmi les revendications féministes des cinquante dernières années, le droit de disposer librement de son corps et de sa sexualité est l’une des plus fondamentales. Déjà objet de recherches depuis quelques décennies, cette thématique est maintenant abordée avec des outils théoriques et méthodologiques issus des débats traversant le champ des études féministes. Notons, par exemple, ceux qui ont été proposés pour penser les notions de libre choix et de consentement, la multiplicité des identités de sexe/sexualité/genre et la complexité des représentations artistiques, médiatiques et culturelles de la sexualité.
La Presse au 30e festival REGARD : Côté givré, côté nutritif, Stéfany Boisvert, LaPresse.ca, 21 mars 2026
La Presse au 30e festival REGARD : Côté givré, côté nutritif, LaPresse.ca
Les sorcières au cinéma, pas toujours bien-aimées, Vanessa Toupin-Lavallée, LeDevoir.com, 28 juillet 2025.
Les sorcières au cinéma, pas toujours bien-aimées, LeDevoir.com
Demi Moore ou le «devenir monstre» féministe, Martine Delvaux, Libération.fr, 13 mars 2025.
Demi Moore ou le «devenir monstre» féministe, Libération.fr
Nathalie Petrowski : Le roman Ça aurait pu être un film, de Martine Delvaux, Martine Delvaux, Ici.Radio-Canada.ca, 15 mars 2024.
Nathalie Petrowski : Le roman Ça aurait pu être un film, Ici.Radio-Canada.ca
L’intimité au grand écran, Chiara Piazzesi, LaPresse.ca, 11 février 2024
L’intimité au grand écran, LaPresse.ca

