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Dans les médias

Un groupe renonce à contester des règlements municipaux relatifs aux pesticides, Louise Vandelac, LaPresse.ca, 27 juillet 2026

Un groupe renonce à contester des règlements municipaux relatifs aux pesticides, LaPresse.ca

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Le doute raisonnable, Rachel Chagnon, Ici.Radio-Canada.ca, 2 juillet 2026

Le doute raisonnable, Ici.Radio-Canada.ca Entendu sur Points de repère.

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La Cour suprême rend une décision majeure sur le contrôle coercitif et la violence conjugale, Rachel Chagnon, LeDevoir.com, 15 mai 2026

La Cour suprême rend une décision majeure sur le contrôle coercitif et la violence conjugale, LeDevoir.com

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Vie au travail : Flexibilité et inégalités au travail, Mélanie Lefrançois, LaPresse.ca, 5 mai 2026

Vie au travail : Flexibilité et inégalités au travail, LaPresse.ca

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La violence conjugale hors Canada passe-t-elle entre les mailles de la justice?, Rachel Chagnon, 98.5fm.ca, 1 mai 2026

La violence conjugale hors Canada passe-t-elle entre les mailles de la justice?, 98.5fm.ca Entendu sur La commission.

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Qu’on ne concède pas sans notre consentement, Laurence Pelletier, Ledevoir.com, 4 mai 2026

Qu’on ne concède pas sans notre consentement, Ledevoir.com

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Mark Carney secures majority after ‘unwinnable’ 2025 election victory, building new momentum, Allison Harell, LaConversation.com, 13 avril 2026

Mark Carney secures majority after ‘unwinnable’ 2025 election victory, building new momentum, LaConversation.com

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Voir le monde autrement, Rachel Chagnon, Ici.Radio-Canada.ca, 11 avril 2026

Voir le monde autrement, Ici.Radio-Canada.ca Entendu sur Tout peut arriver.

Sexualité des femmes et activisme féministe: le cas (controversé) de la SlutWalk

En 2011, un officier de la police de Toronto a déclaré devant des étudiants-es de l’université York que les femmes devaient éviter de s’habiller comme des salopes (sluts) si elles ne voulaient pas être victimes d’agression sexuelle. En réaction à cet incident, une première SlutWalk a été organisée à Toronto afin de protester contre l’humiliation des femmes taxées de salopes (slut-shaming) et la culpabilisation des victimes de viol et d’agression sexuelle (victim-blaming). Le mouvement a rapidement pris de l’ampleur et des SlutWalks se sont déroulées dans plus de 200 villes réparties dans une quarantaine de pays (Carr, 2013). Il est à noter que le nom de l’événement a parfois été modifié ou traduit selon les contextes sociolinguistiques. Ainsi, la SlutWalk est parfois devenue la Marche des salopes, ou encore, la Marcha de las Putas. Dans la plupart de ces marches, des femmes, en majorité jeunes, mais pas uniquement, prennent la rue dans un effort de réappropriation positive de l’insulte slut (ou salope, ou puta) et de détournement du sens péjoratif dont est chargée la sexualité féminine.

Filmer le désir: sexualités et cinéma des femmes au tournant des années 2000

Comment les femmes cinéastes filment-elles le désir et la sexualité? Au fil de l’histoire du cinéma, certaines d’entre elles ont su développer un langage singulier pour représenter «ce gonflement de l’être», comme l’exprime la réalisatrice québécoise Léa Pool à propos de son film Mouvements du désir (1994). Ce désir est difficilement représentable à l’écran, parce qu’il engage non seulement le corps entier, mais aussi une dimension intime et non visible de l’être, selon la cinéaste anglaise Sally Potter, qui a réalisé Orlando (1992), une adaptation du texte éponyme de Virginia Woolf, publié en 1928. Le désir et la sexualité ont trouvé des représentations poétiques dans l’œuvre de certaines femmes, notamment à travers la danse pour Maya Deren, «mère» de l’avant-garde américaine, ou par l’intermédiaire de voix féminines et intemporelles dans le cinéma de Marguerite Duras, voix qui rappellent son univers littéraire dans lequel «c’est par le manque qu’on dit la chose». D’autres optent pour la mise en scène d’une sexualité explicite et débordante, à l’exemple de Catherine Breillat (entre autres Une vraie jeune fille, Romance et Anatomie de l’enfer). Elle se fait aussi violente et trash pour Virginie Despentes et sa collaboratrice Coralie Trinh Thi, qui ont réalisé le très controversé Baise-moi (2000). Ce film marque par ailleurs un point tournant non seulement pour le cinéma des femmes, mais pour tout un pan de la cinématographie contemporaine française associé au «cinéma extrême», aussi connu sous l’appellation «cinéma du corps» selon les recherches menées par Tim Palmer. Je m’intéresserai à ces représentations du désir et de la sexualité dans le cinéma des femmes réalisé en France au tournant du XXe siècle, plus précisément à des représentations qui, mettant de l’avant une prise de position politique affirmée, voire radicale, sont vigoureusement engagées sur la voie féministe. Pour plusieurs réalisatrices, cette prise de position s’enracine dans ce geste, libérateur, qui consiste à prendre la caméra pour regarder/filmer, geste fondamental servant l’appropriation du regard/pouvoir féminin dans une industrie où les femmes accèdent encore trop difficilement à la réalisation.