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antiféminisme
Le looksmaxxing est plus qu’un culte de l’apparence : il fait écho aux discours masculinistes, Océane Corbin, LaConversation.com, 27 avril 2026
Le looksmaxxing est plus qu’un culte de l’apparence : il fait écho aux discours masculinistes, LaConversation.com
Le masculinisme, un tremplin vers des idéologies réactionnaires, Océane Corbin, TheConversation, 7 avril 2026
Le masculinisme, un tremplin vers des idéologies réactionnaires, TheConversation
«L’envie» de Sophie Fontanel: se soustraire au «schéma des hommes»
«Pendant une longue période, qu’au fond je n’ai à cœur ni de situer dans le temps ni d’estimer ici en nombre d’années, j’ai vécu dans peut-être la pire insubordination de notre époque, qui est l’absence de vie sexuelle» (7). Ainsi débute L’envie, roman de Sophie Fontanel, publié en 2011. Dire que la «pire insubordination» réside dans le fait de se priver de vie sexuelle suggère que la sexualité est une injonction à laquelle il faut se soumettre, corroborant qu’elle est, ainsi que le formule Gayle Rubin, «un des principaux soucis de notre société» (2010: 172); une fabuleuse obsession, en somme. Et c’est bien cette insubordination qu’a retenue la critique jusqu’ici: l’abstinence comme un exploit. À la clôture du roman, la narratrice renoue avec le sexe: «il s’approcha, et dès que je le pus avec quelle hâte j’appliquai ma main où elle n’allait plus. Je touchai quelque chose qui me rassura tellement» (161). Mais qu’est-ce qui rend donc la narratrice si craintive envers la sexualité (puisque son retour à la sexualité est annoncé par le fait d’être rassurée), au point de s’y refuser?
Analyses féministes et luttes contre l’homophobie, écueils et convergences possibles: un essai
Le thème de la présente publication, les zones de convergences des féminismes et des luttes contre l’homophobie, résume en lui-même ce que bon nombre d’entre nous, chercheurs-es, militants-es, intervenants-es, avons tenté et tentons de faire au jour le jour depuis des décennies. C’est parfois, pour certains, mais surtout certaines d’entre nous, l’histoire de toute une vie. C’est sans aucun doute mon cas. Entre les combats et les enjeux, perçus comme différents et complémentaires, y a-t-il eu une hiérarchie? Existerait-elle encore aujourd’hui?
Injures homophobes: ordre et désordre hétéronormatifs
Les propos homophobes sont les formes de discours de haine les plus couramment proférées sur Internet. 44 % des actes homophobes se manifestent au moyen d’injures. 80 % des jeunes homosexuels les et bisexuels-les rapportent avoir déjà été la cible d’injures homophobes. Omniprésentes, les insultes homophobes constituent la partie visible de l’objectivation, dans le langage, des schèmes produits par la domination masculine, fonctionnant comme des matrices de perceptions et de représentations du monde social (Bourdieu, 1998).
«Toutes des lesbiennes!» Antiféminisme et lesbophobie, une complicité à l’épreuve du temps
«Toutes des lesbiennes!» Cette affirmation, à propos des féministes, qui ne l’a pas entendue? C’est un véritable poncif de l’antiféminisme, auquel il n’est pas toujours aisé de répondre. Toutes, non… Quand même pas! Beaucoup oui, enfin, cela dépend de quel féminisme on parle. Cela dépend aussi de quelle époque on parle. Lesbiennes, oui, enfin, cela dépend aussi de ce que l’on entend par là. Il y a des lesbiennes croyantes mais non pratiquantes, des lesbiennes théoriques, des lesbiennes qui préfèrent se dire homosexuelles, des homosexuelles qui ne se disent pas du tout, et il y a même des hétérosexuelles qui, ayant appris à dire, après l’expulsion hors de France de Daniel Cohn-Bendit en 1968: «Nous sommes tous des juifs allemands», qui chantaient: «Nous sommes toutes des avortées / Nous sommes toutes des avorteuses / Nous sommes toutes des péripatéticiennes / Des lesbiennes et des mal baisées / Nous libèrerons la société / Nous libèrerons la sexualité» (Bernheim, 1983: 54). Ce qui est sûr, c’est que dans le «toutes des lesbiennes !», l’intention n’est pas bienveillante et qu’à l’évidence, la lesbophobie est un moyen de dénigrer le féminisme. Un antiféminisme lesbophobe donc. Ou une lesbophobie antiféministe? Les dosages, instables, varient. Partir à la recherche de ces discours/de ces pratiques n’est pas simple. Il faut faire avec la dispersion, l’hétérogénéité, l’euphémisation dans des sources documentaires disparates et dispersées. Il faut aussi historiciser cette question et la confronter à la réalité qu’elle combat autant qu’au fantasme qu’elle construit.
Francine Descarries – Ma trajectoire de carrière
Publié à titre posthume, ce texte, que Francine Descarries avait elle-même composé, déploie avec sensibilité et profondeur le récit de sa riche trajectoire professionnelle. Merci à Marie-Andrée Roy pour le partage et la famille de Francine pour l’autorisation de publication. Quelques données biographiques Après 35 d’enseignement et de recherche à l’Université du Québec à Montréal […]
Essor de la misogynie dans les écoles du Québec, Océane Corbin, Ici.Radio-Canada.ca, 7 mars 2026
Essor de la misogynie dans les écoles du Québec, Ici.Radio-Canada.ca

