Contributeurice

Boulebsol, Carole

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Diplômée en sociologie, en études féministes, en travail social et en santé mentale, Carole Boulebsol poursuit un doctorat en sciences humaines appliquées à l'Université de Montréal. Parmi différents prix et reconnaissances, elle est récipiendaire 2020 des prestigieuses bourses doctorales du CRSH-Vanier et de la Fondation Pierre Elliott Trudeau. Sa thèse porte sur les trajectoires de femmes victimes de coercition reproductive et s'intéresse particulièrement aux expériences des femmes immigrantes ou réfugiées. À l’occasion, elle assure des tâches d’enseignement et de soutien aux étudiant×es. Elle a coordonné plusieurs équipes et projets, tant au niveau de la recherche, de l'intervention ou de la prévention. À titre d’administratrice, elle s’implique dans différents organismes communautaires dont l’ACFAS, Relais-femmes ou les Maisons de l’Ancre.

Colonisation et sexualisation des jeunes filles

Lorsque l’on aborde un phénomène aussi complexe et hétérogène que le processus de sexualisation des jeunes, il est important de le comprendre et de le décortiquer en prenant garde de ne pas confondre ses origines, les valeurs qu’il sous-tend, ses mécanismes, ses impacts et la perception des personnes concernées. Par ailleurs, si ce phénomène est inégalitaire et induit de la violence, il convient d’identifier les facteurs qui le favorisent et ceux qui le neutralisent, afin de mettre en place des solutions de remplacement. La culture ultra-sexualisée des sociétés occidentales ou occidentalisées modernes s’inscrit dans une longue tradition patriarcale de contrôle du corps et de l’imaginaire des femmes et se caractérise, dans son état actuel, par une complicité accrue avec le système capitaliste.

Boulebsol, Carole et Goldfarb, Lilia