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2026-03-25

Éditorial du vol. 23 no 1, « Marges et intersections »

Noémie Dubé, Agin-Blais, Maude, Léa Delambre, Geneviève Proulx-Masson et Flora Roussel

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Dans un esprit d’amitié et de solidarité, le comité de FéminÉtudes rend hommage aux Premiers Peuples et reconnaît que ses activités se tiennent en territoires Autochtones non cédés. Le comité tient également à souligner que les terres sur lesquelles se trouve Montréal font partie du territoire traditionnel non cédé de la Nation Kanien’keha:ka, gardienne ancestrale des terres et des eaux de Tiohtià:ke. Dans cet espace qui a longtemps servi et sert encore de lieu de rassemblement et d’échange entre les Nations, nous honorons les relations qui nous unissent les un·es aux autres et à l’ensemble de la création. Nous sommes reconnaissant·es d’habiter ces lieux sacrés et appuyons les communautés d’ici et d’ailleurs sur l’Île de la Tortue dans leurs luttes pour la justice et l’autodétermination.

Les marges ont souvent été appréhendées – et à juste titre – en termes d’exclusion et d’invisibilisation ou, au contraire, de surveillance accrue (Crosby & Monaghan, 2018; Maynard, 2017). Cette surveillance marque les rapports que les marges entretiennent avec le centre – lieu très souvent soustrait à l’examen critique (Haraway, 2007 [1988]) et à l’intérieur duquel se concentrent pouvoir, ressources et privilèges. Bien que traversées par les violences, les marges méritent pourtant d’être célébrées dans toute leur vitalité, leur dynamisme et leur conflictualité. Par définition mouvantes, elles s’offrent comme lieux de rencontres par excellence, stimulant la recherche de nouvelles manières de faire, d’être, de dire et de percevoir ensemble. Or, si c’est souvent des marges que les dialogues et solidarités émergent, ces espaces ne sont en aucun cas exempts des rapports de domination et d’exploitation qui structurent nos sociétés. Sous couvert de rhétoriques unificatrices et solidaires, ceux-ci peuvent alors revenir de manière insidieuse : cooptations, instrumentalisations/tokenisations, exclusions, délégitimations, aveuglements tantôt naïfs, tantôt volontaires, etc. (Belinga, Eched & Ndengue, 2019; Bilge, 2015; hooks, 2015; Lorde, 2007a [1984]). Face aux écueils de la culpabilité et du désespoir, pouvons-nous plutôt revendiquer les potentialités transformatrices et, éventuellement, guérisseuses, de la responsabilité et de l’inconfort (Boler, 1999)? 

Dès lors, quels gestes, quels réflexes de pensée pouvons-nous cultiver en vue de reconnaître les lignes de failles et d’intersections qui distribuent inéquitablement les risques et les privilèges? Et, partant de nos positionnements et vécus spécifiques, comment pouvons-nous, comme Audre Lorde le suggère, revaloriser nos différences « as a fund of necessary polarities between which our creativity can spark like a dialectic » (2007b [1984] : 111)? Enfin, comment pouvons-nous travailler à (re)nouer les liens qui nous unissent par-delà les divisions normatives et les blessures et ainsi tisser – côte à côte et solidaires – des constellations de co-résistance (Betasamosake Simpson, 2017)? Peut-être est-il nécessaire de remettre en question les notions même de marge et de centre comme lieux ou positionnements fixes pour les penser en tant que réseaux complexes de lignes de fuite et de tension dont les intersections esquissent les contours de réalités et vies uniques (Crenshaw, 1991; Bilge & Hill Collins, 2016). Contre les catégories rigides et les morcellements qui nous isolent, il s’agit de reprendre contact avec les lignes qui nous attachent plutôt que celles qui nous séparent, de se réapproprier la richesse de nos complexités et différences et d’en faire les moteurs et visées mêmes de nos engagements. « Repenser le pouvoir » (Allen 1998) en d’autres termes que ceux de la domination, se donner les moyens d’imaginer et de créer ensemble des présents et des futurs « other and otherwise » (Heath Justice, 2018 : 153), voilà ce que propose ce 24e numéro de FéminÉtudes. 

Se présentant tantôt sous forme d’exercices académiques, tantôt sous forme de témoignages et de créations, les pensées et expériences présentées dans les contributions qui composent Marges & Intersections esquissent trois grandes trajectoires d’exploration de cette question. La première interroge les enjeux de représentation et de reconnaissance des injustices et violences (physiques, émotionnelles, épistémologiques…) telles que vécues à différentes intersections. Démontrant la centralité de ces considérations au sein des études féministes, Alexandre Crépeau et Sarah Maillé-Abxigi proposent, dans « Marges et intersections : enjeux épistémologiques pour la production d’un savoir féministe », un bref tour d’horizon des débats et réflexions qui ont émergé de ce champ d’étude. Empruntant les voies de la création, Anna Van De Kerckhove met en lumière, dans « Je suis queer », comment une orientation sexuelle insoumise aux diktats de la binarité des genres suffit parfois à exposer la normativité qui persiste dans les milieux les plus attachés à la  déconstruire. Les poèmes de Pascale Monette (« Pour ton bien ») et de Flore Fauve (« Ça frotte toujours à même place »), de même que l’oeuvre hybride de Marie Lemoigne (« Hysteria ») forment pour leur part un pôle créatif où s’entrecroisent trois vécus de la neurodivergence et des troubles de santé mentale.

De son côté, la seconde trajectoire regroupe des textes consacrés aux potentialités de subversion et d’empowerment en germe dans l’acte de se réapproprier des identités et perspectives activement dévalorisées, voire effacées par les normes et institutions dominantes. Faisant respectivement face à la grossophobie et à l’injonction à la maternité, Mallory Trocadero (« Orgueil et vanité ») et Catherine Lowe (« Les fables de Jeanne d’Arc de Lafontaine ») font de leur écriture un acte de récalcitrance, attestant que du refus de se conformer peuvent naitre d’autres expériences, d’autres définitions de la beauté et de la liberté. Dans la même lignée, l’article « Le malheur des uns fait le bonheur des autres : marginalité et empowerment dans La Cousine Bette de Balzac », de Gabrielle Flipot Meunier, fait état de l’agentivité subversive de cette protagoniste « vieille fille » déterminée à précipiter la chute sociale des membres de sa famille. L’analyse de Marie-Ève Dubé-Claveau (« Évasion dans Travesties-Kamikaze de Josée Yvon. L’impossible topographie de l’Ailleurs hétérotopique »), finalement, sonde les contours et tensions des subversions langagières actualisées dans l’œuvre controversée de cette autrice québécoise.

La troisième trajectoire explore comment différentes perspectives, pertinences et champs de réflexion issus de diverses positionnalités peuvent se rejoindre pour créer des opportunités de solidarité et d’innovation. Dans « Le refus de genrer comme stratégie de résurgence Autochtone », Marilou LeBel Dupuis explore ainsi comment luttes queers et résurgence Autochtone se rejoignent et s’inventent sous la plume de l’autrice et activiste Leanne Betasamosake Simpson, issue de la communauté Michi Saagiig nishnaabeg . « Le consentement sexuel : réflexion croisée à partir du queer et de l’hétérosexualité », de Geneviève Proulx-Masson, examine de quelles manières les théories et vécus queers participent à (re)complexifier la notion de consentement sexuel trop souvent appréhendée sous le seul angle de l’hétérosexualité. Pour terminer, les oeuvres « Salve » de Romane Rivol et « Brulé·e » de Nolwenn Thiriet, qui ouvrent et terminent respectivement la revue, infusent l’ensemble d’une vitale énergie de révolte, suggérant que devant les systèmes aveugles aux fondements de la vie, la meilleure stratégie pour « faire corps avec tout ce qui a de la misère à exister » (Gill, 2019 : 37) consiste peut-être à précipiter la chute des structures mortifères pour ensuite mieux reconstruire dans les ruines.

Rédaction de l’éditorial

Noémie Dubé

Avec la collaboration de
Maude Agin-Blais
Léa Delambre
Geneviève Proulx-Masson
Flora Roussel

Comité éditorial permanent

Maude Agin-Blais
Léa Delambre
Noémie Dubé
Em Merlet
Pascale Monnette
Geneviève Proulx-Masson
Flora Roussel

Comité éditorial temporaire

Christina Bilodeau
Christina Dion
Alexia Giroux
Julie Guernier
Myrianne Lemay
Sabrina Rinfret-Viger
Pascale Tremblay

Design graphique de la version papier et du PDF des articles

Aude Voineau
https://www.behance.net/OdeVoineau

Bibliographie

Allen, Amy (1998) « Rethinking Power », Hypatia, vol. 13, no 1, pp. 21-40.

Belinga, Marie-Eveline, Yaël Eched et Rose Ndengue (2019) « Les Féministes des marges peuvent-elles parler? Retour sur un “échec” académique et ses implications épistémologiques et politiques », Genre, sexualité & société, [En ligne] http://journals.openedition.org/gss/5816, page consultée le 3 octobre 2023.

Betasamosake Simpson, Leanne (2017) As We Have Always Done. Indigenous Freedom through Radical Resistance, Minneapolis : U. of Minnesota Press, coll. Indigenous Americas. 

Bilge, Sirma (2015) « Le blanchiment de l’intersectionnalité », Recherches féministes, vol. 28, no 2, pp. 9-32.

Boler, Megan (1999) Feeling Power. Emotions and Education, New York/Londres : Routledge.

Crenshaw, Kimberle (1991) « Mapping the Margins: Intersectionality, Identity Politics, and Violence against Women of Color », Stanford Law Review, vol. 43, no 6, pp. 1241-1299. 

Crosby, Andrew et Jeffrey Monaghan (2018) Policing Indigenous Movements. Dissent and the Security State, Halifax/Winnipeg : Fernwood Publishing.

Gill, Marie-Andrée (2019) Chauffer le dehors, Chicoutimi : La Peuplade. 

Haraway, Donna (2007 [1988]) « Savoirs situés: La question de la science dans le féminisme et le privilège de la perspective partielle », trad. Denis Petit, [En ligne] https://ecole-lacanienne.net/wp-content/uploads/2019/03/4-Savoirs-situ%C3%A9s-8.pdf, page consultée le 3 octobre 2023.

Heath Justice, Daniel (2018) Why Indigenous Literatures Matter, Waterloo : Wilfrid Laurier U. Press.

Hill Collins, Patricia et Sirma Bilge (2020 [2016]) Intersectionality, Hoboken : Wiley.

Hooks, Bell (1984) Feminist Theory. From Margin to Center, New York/Londres : Routledge.

Lorde, Audre (2007a [1981]) « The Uses of Anger : Women Responding to Racism », dans Sister Outsider, Berkeley : Crossing Press, pp. 124-133.

一一 (2007b [1984]) « The Master’s Tools Will Never Dismantle the Master’s House », dans Sister Outsider, Berkeley : Crossing Press, pp. 110-113.

Maynard, Robyn (2017) Policing Black Lives. State Violence in Canada from Slavery to the Present, Halifax/Winnipeg : Fernwood Publishing.

Vol. 24 no. 1 – « Marges et intersections »
éditorial intersections marges
Noémie Dubé, Agin-Blais, Maude, Léa Delambre, Geneviève Proulx-Masson et Flora Roussel. (2023). Éditorial du vol. 23 no 1, « Marges et intersections ». FéminÉtudes, 24(1). https://revues.uqam.ca/feminetudes/articles/editorial-du-vol-23-no-1-marges-et-intersections/

Nom de la revue

ISSN numérique : 1911-4176

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revue.feminetudes@gmail.com

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