{"id":14869,"date":"2019-03-23T21:03:01","date_gmt":"2019-03-23T21:03:01","guid":{"rendered":"https:\/\/revues.uqam.ca\/feminetudes\/?post_type=articles&#038;p=14869"},"modified":"2025-02-03T14:05:55","modified_gmt":"2025-02-03T14:05:55","slug":"repository-le-corps-feminin-malade-producteur-dune-nouvelle-archeologie-du-savoir","status":"publish","type":"articles","link":"https:\/\/revues.uqam.ca\/feminetudes\/articles\/repository-le-corps-feminin-malade-producteur-dune-nouvelle-archeologie-du-savoir\/","title":{"rendered":"<em>Repository<\/em>\u00a0: le corps f\u00e9minin malade producteur d\u2019une nouvelle arch\u00e9ologie du savoir"},"content":{"rendered":"<p><span style=\"font-weight: 400\">E<\/span><span style=\"font-weight: 400\">ntendu que le corps, selon une perspective foucaldienne (Genel, 2004), se pr\u00e9sente comme site du politique et du social, il est d\u00e8s lors maintenu \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de m\u00e9canismes r\u00e9gulateurs et disciplinaires qui le prennent en charge. Soumis \u00e0 des techniques de pouvoir qui le fa\u00e7onnent, l\u2019objectivent, le corps biopolitique est notamment travers\u00e9 de part et d\u2019autre par le discours institutionnel de la m\u00e9decine moderne, lui-m\u00eame influenc\u00e9 par des facteurs culturels, sociaux, \u00e9conomiques et politiques (Freund, McGuire, 1991, p.\u00a0200). Par cons\u00e9quent, le corps devient \u00e0 la fois l\u2019instrument privil\u00e9gi\u00e9 par lequel le contr\u00f4le se manifeste, ainsi que la cible d\u2019exp\u00e9rimentations et d\u2019interventions techniques qui contribuent \u00e0 l\u00e9gitimer ce contr\u00f4le. Il s\u2019y joue \u00e9galement des relations in\u00e9galitaires li\u00e9es au savoir qui passent, entre autres, par l\u2019instance du regard scientifique et m\u00e9dical. Or, c\u2019est justement ce regard qui est confront\u00e9 dans la s\u00e9rie <\/span><i><span style=\"font-weight: 400\">Repository <\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\">de l\u2019artiste am\u00e9ricaine Sarah Sudhoff. S\u2019\u00e9chelonnant sur quatre ans, soit de 2005 \u00e0 2009, celle-ci compte vingt-deux photographies et quatre vid\u00e9os-performances dans lesquelles le corps de Sudhoff, \u00e0 travers sa r\u00e9miniscence, est repr\u00e9sent\u00e9 comme surface d\u2019inscription d\u2019une s\u00e9miotique m\u00e9dicale. En effet, ces \u0153uvres sugg\u00e8rent une remise en question de l\u2019autorit\u00e9 scientifique qui r\u00e9ifie le corps m\u00e9dicalis\u00e9, lui fait violence alors que celui-ci, \u00e0 travers l\u2019art, se pose comme strat\u00e9gie de r\u00e9sistance face aux proc\u00e9d\u00e9s de d\u00e9corporalisation, de d\u00e9sincarnation et de fragmentation mis de l\u2019avant par les dispositifs de l\u2019institution m\u00e9dicale. Appuy\u00e9 des th\u00e9ories de Julia Kristeva sur l\u2019abjection et de Michel Foucault sur le biopouvoir, ce pr\u00e9sent article s\u2019articule autour de la probl\u00e9matique de la r\u00e9appropriation, par l\u2019exp\u00e9rience de l\u2019abjection, du contr\u00f4le disciplinaire qui agit sur le corps m\u00e9dicalis\u00e9 de l\u2019artiste. Par une pratique de la photographie et de la performance qui s\u2019ancrent dans un registre de l\u2019autopathographie<sup class=\"modern-footnotes-footnote \" data-mfn=\"1\" data-mfn-post-scope=\"000000003f44a9ec0000000050de5061_14869\"><a href=\"javascript:void(0)\"  role=\"button\" aria-pressed=\"false\" aria-describedby=\"mfn-content-000000003f44a9ec0000000050de5061_14869-1\">1<\/a><\/sup><span id=\"mfn-content-000000003f44a9ec0000000050de5061_14869-1\" role=\"tooltip\" class=\"modern-footnotes-footnote__note\" tabindex=\"0\" data-mfn=\"1\"> Les \u0153uvres autopathographiques peuvent se comprendre comme des \u00ab publications biographiques et sociales de la maladie \u00e0 l&rsquo;ext\u00e9rieur du champ m\u00e9dical [et qui] ont pour \u00ab\u00a0caract\u00e9ristique leur projet d&rsquo;expression de l&rsquo;intimit\u00e9, du t\u00e9moignage de l&rsquo;auteur qui aborde, en son nom propre, sa maladie\u00a0\u00bb \u00bb. (Bazinet, 2016)<\/span><\/span><span style=\"font-weight: 400\">, le corps malade de l\u2019artiste s\u2019impose comme sujet et non comme objet du savoir scientifique, lequel cherche \u00e0 imposer une distance entre le sujet souffrant et sa propre corpor\u00e9it\u00e9.\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400\">Susan Sontag, dans <\/span><i><span style=\"font-weight: 400\">La maladie comme m\u00e9taphore <\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\">(1997), \u00e9crit que le cancer, dans l\u2019imaginaire occidental et moderne des repr\u00e9sentations dominantes, est rel\u00e9gu\u00e9 aux strates profondes du silence, du secret, de la honte, du mensonge, car il est associ\u00e9 \u00e0 l\u2019id\u00e9e d\u2019une sentence de mort. Le cancer devient donc une exp\u00e9rience corporelle qui doit demeurer cach\u00e9e et innomm\u00e9e, puisqu\u2019elle signifie la possibilit\u00e9 d\u2019une mort tragique. Pour Kristeva, en ce qu\u2019elle est \u00ab\u00a0la mort infestant la vie\u00a0\u00bb (1980, p.\u00a012), la maladie participe de l\u2019imaginaire de l\u2019abjection : \u00ab\u00a0[l]\u2019excr\u00e9ment et ses \u00e9quivalents (pourriture, infection, maladie, cadavre, etc.) repr\u00e9sentent le danger venu de l\u2019ext\u00e9rieur de l\u2019identit\u00e9\u00a0: le moi menac\u00e9 par du non-moi, la soci\u00e9t\u00e9 menac\u00e9e par son dehors, la vie par la mort\u00a0\u00bb (p.\u00a086). Les syst\u00e8mes dichotomiques symboliques, reposant sur ce jeu constant entre corps sain\/corps malade, corps productif\/corps improductif, sont d\u00e8s lors remis en cause ; la logique de leur s\u00e9paration s\u2019en trouvant affect\u00e9e par l\u2019ambigu\u00eft\u00e9 du corps malade. En effet, celui-ci est sujet de l\u2019abject puisque projet\u00e9 dans une posture de l\u2019entre-deux, entre vie et mort, entre sujet et objet, entre anim\u00e9 et inanim\u00e9, entre combat et renoncement. Il rencontre ainsi une perturbation de ses propres fronti\u00e8res alors que son moi est envahi par du non-moi et que son identit\u00e9 est r\u00e9duite \u00e0 une n\u00e9gation existentielle. En d\u2019autres termes, si \u00ab le corps fonctionne \u00e0 la mani\u00e8re d\u2019une borne fronti\u00e8re pour distinguer chaque individu\u00a0\u00bb (Le Breton, 2011, p.\u00a0313), il semble que la maladie, par un proc\u00e9d\u00e9 de contamination du dehors au dedans, d\u00e9place le corps souffrant au-del\u00e0 de ses propres limites individuelles. Elle affecte l\u2019exp\u00e9rience de l\u2019espace et du temps, ce qui accentue la difficult\u00e9 pour le.la patient.e de s\u2019incarner dans son propre corps. Or, dans la s\u00e9rie <\/span><i><span style=\"font-weight: 400\">Repository<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\">, le corps abject de l\u2019artiste est justement expos\u00e9 dans sa mat\u00e9rialit\u00e9, dans sa corpor\u00e9it\u00e9, geste qui s\u2019inscrit d\u2019ailleurs \u00e0 l\u2019encontre de toute censure du corps malade. La photographie et la vid\u00e9o sont autant de dispositifs qui permettent de d\u00e9samorcer le caract\u00e8re abject de sa chair mortif\u00e8re et de rev\u00eatir un potentiel cr\u00e9ateur, producteur, performateur. En d\u00e9jouant les repr\u00e9sentations habituelles du.de la patient.e vuln\u00e9rable, le corps de l\u2019artiste se r\u00e9investit d\u2019un pouvoir que lui retire le savoir m\u00e9dical lorsqu\u2019il r\u00e9ifie le.la patient.e et le.la r\u00e9duit \u00e0 la condition d\u2019instrument manipulable et classable.\u00a0<\/span><\/p>\n<h2><b>La r\u00e9appropriation du regard m\u00e9dical par l\u2019acte photographique<\/b><\/h2>\n<p><span style=\"font-weight: 400\">L\u2019\u0153uvre documentaire photographique de Sudhoff semble mettre au jour une nouvelle arch\u00e9ologie du savoir m\u00e9dical en agissant \u00e0 titre d\u2019archive. En d\u00e9clinant diff\u00e9rents lieux de l\u2019h\u00f4pital<sup class=\"modern-footnotes-footnote \" data-mfn=\"2\" data-mfn-post-scope=\"000000003f44a9ec0000000050de5061_14869\"><a href=\"javascript:void(0)\"  role=\"button\" aria-pressed=\"false\" aria-describedby=\"mfn-content-000000003f44a9ec0000000050de5061_14869-2\">2<\/a><\/sup><span id=\"mfn-content-000000003f44a9ec0000000050de5061_14869-2\" role=\"tooltip\" class=\"modern-footnotes-footnote__note\" tabindex=\"0\" data-mfn=\"2\"> Pensons aux \u0153uvres Preventions? (Sudhoff, Digital c print, 24 x 30 po, Edition 1\/9, 2005) , Hazard (Sudhoff, Digital c print, 24 x 20 po, Edition 1\/9, 2009), Sterile (Sudhoff, Digital c print, 24 x 30 po, Edition 1\/9, 2008) qui sont des photographies d\u2019espaces inhabit\u00e9s, sans corps humain. Cette absence de corps malades est assez inhabituelle en contexte hospitalier alors que les corps abondent, s\u2019entassent, n\u2019ont pas d\u2019intimit\u00e9, forment une masse indistincte dans les couloirs.<\/span><\/span><span style=\"font-weight: 400\"> et en mettant en sc\u00e8ne son propre corps atteint du cancer du col de l\u2019ut\u00e9rus, elle entreprend de d\u00e9voiler plusieurs tabous qui entourent la pathologisation des corps. En effet, elle s\u2019\u00e9loigne du discours victimisant en se r\u00e9appropriant autant l\u2019\u00e9conomie visuelle et les outils m\u00e9dicaux que la charge abjecte de sa chair auscult\u00e9e. Les \u0153uvres <\/span><i><span style=\"font-weight: 400\">Exam 2<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\"> et <\/span><i><span style=\"font-weight: 400\">Exam 3 <\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\">(Fig. 1) ainsi que <\/span><i><span style=\"font-weight: 400\">Leep 1<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\"> et <\/span><i><span style=\"font-weight: 400\">Leep 2<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\"> (Fig. 2) exposent un corps qui cohabite avec des dispositifs technologiques m\u00e9dicaux. Celui de l\u2019artiste, rev\u00eatu d\u2019une jaquette d\u2019h\u00f4pital, uniforme qui concr\u00e9tise l\u2019anonymat et la g\u00e9n\u00e9ricit\u00e9 des patient.e.s et contribue \u00e0 l\u2019uniformisation et \u00e0 l\u2019identification des corps hospitalis\u00e9s, est assis ou couch\u00e9. Les jambes \u00e9cart\u00e9es, il se donne \u00e0 voir au regard distant mais t\u00e9moin des spectateurs.trices, lesquel.elles semblent incarner la posture du m\u00e9decin. L\u2019orifice qui est expos\u00e9, espace de transition entre l\u2019int\u00e9rieur et l\u2019ext\u00e9rieur, entre le <\/span><i><span style=\"font-weight: 400\">je<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\"> et l\u2019autre, interface entre l\u2019intime et le social, ne convoque pas le plaisir, mais la souffrance. La nudit\u00e9, en contexte d\u2019observation m\u00e9dicale, est \u00e9vacu\u00e9e de toute potentialit\u00e9 sexuelle et de tout affect \u00e9rotique, la peau n\u2019\u00e9tant r\u00e9duite qu\u2019\u00e0 une simple enveloppe charnelle, qu\u2019\u00e0 une surface r\u00e9flexive sur laquelle s\u2019inscrit le marquage id\u00e9ologique de la science. Elle n\u2019appartient d\u2019ailleurs plus aux patient.e.s qui n\u2019ont d\u2019autre choix que de se soumettre enti\u00e8rement comme objets d\u2019observation (Klein, 2012, p.\u00a0284). Le corps de Sudhoff qui, dans les photographies, se d\u00e9voile partiellement participe \u00e0 r\u00e9v\u00e9ler, \u00e0 montrer, \u00e0 ne rien cacher de la r\u00e9alit\u00e9 des examens r\u00e9p\u00e9titifs et ritualis\u00e9s que subit le corps malade. Dans l\u2019\u0153uvre <\/span><i><span style=\"font-weight: 400\">Leep 2<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\">, la position allong\u00e9e de l\u2019artiste porte en elle-m\u00eame un paradoxe\u00a0qui r\u00e9affirme l\u2019abjection de son corps\u00a0: si l\u2019ouverture des jambes et la vision du sexe f\u00e9minin rappellent d\u2019embl\u00e9e l\u2019accouchement, elles font ici partie d\u2019une chor\u00e9graphie m\u00e9dicale qui pr\u00e9c\u00e8de l\u2019auscultation du col de l\u2019ut\u00e9rus atteint d\u2019une masse canc\u00e9reuse. La symbolique du cancer du col de l\u2019ut\u00e9rus est d\u2019autant plus int\u00e9ressante qu\u2019elle remet en perspective la d\u00e9finition h\u00e9g\u00e9monique de la f\u00e9minit\u00e9 laquelle passe par une glorification de la maternit\u00e9 et, de surcro\u00eet, par la sant\u00e9 et la performance du syst\u00e8me reproducteur f\u00e9minin. Ce qui appara\u00eet habituellement comme g\u00e9n\u00e9rateur de vie peut, dans ce cas-ci, donner la mort.\u00a0<\/span><\/p>\n<h2><b>La cicatrice : d\u00e9bordement du corps abject<\/b><\/h2>\n<p><span style=\"font-weight: 400\">Foucault consid\u00e8re la chair comme surface d\u2019inscription sur laquelle les imp\u00e9ratifs de l\u2019id\u00e9ologie dominante laissent in\u00e9vitablement des traces, des signes (Butler, 2005 [1990], p. 179). <\/span><span style=\"font-weight: 400\">L\u2019\u0153uvre <\/span><i><span style=\"font-weight: 400\">Exploratory Surgery<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\"> (Fig. 3) est une exposition en gros plan du ventre de l\u2019artiste, sur lequel se trouve une cicatrice bien visible alors que les marques cherchent habituellement \u00e0 \u00e9chapper au regard puisqu\u2019elles s\u2019accompagnent d\u2019un sentiment de honte ou r\u00e9v\u00e8lent quelque chose de trop intime (Le Breton, 2003, p.\u00a073). Cette f\u00ealure au sein de la peau de Sudhoff devient la preuve tangible d\u2019un pouvoir institutionnel scientifique qui marque le corps en laissant para\u00eetre les rapports de force qui s\u2019y disputent. Le titre de la photo sugg\u00e8re d\u2019ailleurs l\u2019id\u00e9e d\u2019une exploration \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de la chair qui n\u2019est pas sans rappeler les dispositifs de la m\u00e9decine, lesquels infiltrent le corps et en rapportent des images d\u00e9construites. D\u00e8s lors, les interventions chirurgicales, en plus d\u2019\u00e9branler la coh\u00e9rence subjective du sujet op\u00e9r\u00e9 en d\u00e9pla\u00e7ant constamment les fronti\u00e8res r\u00e9elles de ce qui s\u00e9pare l\u2019int\u00e9rieur de l\u2019ext\u00e9rieur de son corps, sont v\u00e9cues comme des menaces \u00e0 l\u2019int\u00e9grit\u00e9 du <\/span><i><span style=\"font-weight: 400\">je<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\"> malade. Les op\u00e9rations, comme autant de pratiques r\u00e9gulatrices, sont habituellement envisag\u00e9es dans une perspective de la perte, de la destruction et de la n\u00e9gation de soi\u00a0: elles fracturent l\u2019unit\u00e9 du sujet en alt\u00e9rant, modifiant, transformant son image. La cicatrice, en plus d\u2019incarner le savoir m\u00e9dical qui s\u2019inscrit dans et sur la chair, repr\u00e9sente, dans l\u2019\u0153uvre, l\u2019aveu mat\u00e9riel que la fronti\u00e8re de la peau a \u00e9t\u00e9 outrepass\u00e9e. Elle est ce par quoi le contact du corps au savoir m\u00e9dical est tangible, visible. Faille corporelle, elle porte en elle l\u2019imaginaire de l\u2019ab\u00eeme. Elle est le lieu m\u00eame de la liminalit\u00e9, de l\u2019entre-deux, en incarnant \u00e0 la fois le risque de compromettre les limites corporelles et la menace de l\u2019ouverture et du d\u00e9passement de soi jusqu\u2019au d\u00e9bordement du dedans vers le dehors. Kristeva \u00e9crit d\u2019ailleurs qu\u2019une \u00ab\u00a0menace <\/span><span style=\"font-weight: 400\">[<\/span><span style=\"font-weight: 400\">vient<\/span><span style=\"font-weight: 400\">]<\/span><span style=\"font-weight: 400\"> des interdits qui instaurent les fronti\u00e8res internes et externes dans lesquelles et par lesquelles se constitue l\u2019\u00eatre parlant\u00a0\u00bb (1980, p.\u00a085). La surface corporelle entaill\u00e9e puis recousue de l\u2019artiste est donc territoire de l\u2019abject sur lequel les techniques violentes du biopouvoir, cherchant \u00e0 canaliser cet affect, ont \u00e9t\u00e9 mises en \u0153uvre.\u00a0<\/span><\/p>\n<h2><b>Le corps de Sudhoff comme surface d\u2019inscription d\u2019une s\u00e9miotique scientifique<\/b><\/h2>\n<p><span style=\"font-weight: 400\">Cette \u00ab horreur du dedans \u00bb (Kristeva, 1980, p. 65) qui menace sans cesse de d\u00e9border est visible dans les \u0153uvres <\/span><i><span style=\"font-weight: 400\">Cancer Wafer <\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\">(Fig. 4)<\/span> <span style=\"font-weight: 400\">et<\/span><i><span style=\"font-weight: 400\"> Evidence of Illness<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\"> (Fig. 5) et qui sont autant de preuves mat\u00e9rielles de l\u2019existence de la maladie. Jouant de l\u2019ambivalence entre ce qui doit \u00eatre vu et ce qui doit \u00eatre cach\u00e9, l\u2019artiste expose des parties endommag\u00e9es de son corps comme si elles \u00e9taient des pi\u00e8ces \u00e0 conviction, des objets d\u2019investigation, comme si elles \u00e9taient compl\u00e8tement ind\u00e9pendantes de son corps et appartenaient ainsi \u00e0 quelqu\u2019un d\u2019autre. Si les limites entre vie et mort sont au c\u0153ur du projet, celles du soi et d\u2019autrui tendent \u00e9galement \u00e0 se repositionner, voire \u00e0 se dissoudre. Ces photos qui captent les organes d\u00e9plac\u00e9s hors de leur position habituelle semblent concr\u00e9tiser l\u2019exp\u00e9rience de discontinuit\u00e9 que ressent le corps malade, rupture qui r\u00e9it\u00e8re la dualit\u00e9 entre le corps mat\u00e9riel et l\u2019\u00e2me immat\u00e9rielle. Entendu que \u00ab\u00a0l\u2019apparence du corps fait sujet\u00a0\u00bb (Martinez, 2008, p.\u00a08), mais que celle-ci est bien souvent modifi\u00e9e par des actes m\u00e9dicaux, le projet autopathographique de l\u2019artiste peut se traduire comme \u00ab\u00a0processus dont les \u0153uvres sont dot\u00e9es d\u2019une puissance d\u2019action qui a la capacit\u00e9 de restaurer le sujet<sup class=\"modern-footnotes-footnote \" data-mfn=\"3\" data-mfn-post-scope=\"000000003f44a9ec0000000050de5061_14869\"><a href=\"javascript:void(0)\"  role=\"button\" aria-pressed=\"false\" aria-describedby=\"mfn-content-000000003f44a9ec0000000050de5061_14869-3\">3<\/a><\/sup><span id=\"mfn-content-000000003f44a9ec0000000050de5061_14869-3\" role=\"tooltip\" class=\"modern-footnotes-footnote__note\" tabindex=\"0\" data-mfn=\"3\"> Traduction libre de \u00ab the autopathographic process and its resulting artworks are endowed with an acting power that has the capacity to restore the subject \u00bb.<\/span><\/span><span style=\"font-weight: 400\">\u00a0\u00bb (Tembeck, 2009, p.\u00a02). Il devient peut-\u00eatre le dispositif par lequel elle peut, d\u2019une part, s\u2019approprier le regard m\u00e9dical et le retourner sur lui-m\u00eame et, d\u2019autre part, tenter de reconstituer son identit\u00e9, de donner un sens autre aux blessures, de d\u00e9placer la souffrance hors de son contexte initial et d\u2019acqu\u00e9rir un contr\u00f4le sur la douleur.\u00a0<\/span><\/p>\n<h2><b>La r\u00e9appropriation de l\u2019espace m\u00e9dical par la performance<\/b><\/h2>\n\n\n<figure class=\"wp-block-pullquote\"><blockquote><p>Elle reprend, en quelque sorte, le langage performatif de l\u2019institution scientifique qui \u00e9met des diagnostics, qui a un pouvoir de d\u00e9voilement en ma\u00eetrisant \u00e0 la fois le visible et l\u2019invisible du corps et qui rend ce dernier signifiant \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de param\u00e8tres qu\u2019elle cr\u00e9e.<\/p><\/blockquote><\/figure>\n\n\n<p><span style=\"font-weight: 400\">\u00a0\u00a0Si la subversion du regard m\u00e9dical passe, dans <\/span><i><span style=\"font-weight: 400\">Repository<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\">, par le positionnement de l\u2019appareil photographique, il semble que la r\u00e9appropriation des outils m\u00e9dicaux est \u00e9galement une strat\u00e9gie qui s\u2019inscrit dans la volont\u00e9 de l\u2019artiste d\u2019interroger le r\u00f4le du.de la patient.e et son rapport \u00e0 la m\u00e9decine. C\u2019est notamment \u00e0 travers sa performance film\u00e9e <\/span><i><span style=\"font-weight: 400\">Self Exam <\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\">(Fig. 6) que Sudhoff se dote d\u2019un pouvoir d\u2019action \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur du bureau de son m\u00e9decin, espace clos, isol\u00e9, codifi\u00e9 et r\u00e9gi par des normes qui dictent les comportements que doivent adopter les patient.e.s, mais aussi les m\u00e9decins, lorsqu\u2019ils s\u2019y trouvent. La construction du corps malade se fonde \u00e9galement sur une liste de r\u00e8gles qui l\u2019uniformisent et le r\u00e9gulent. L\u2019espace qu\u2019occupe le corps du.de la patient.e dans un cabinet de m\u00e9decin est strictement d\u00e9limit\u00e9\u00a0: assis, en silence, sto\u00efque, il doit attendre l\u2019arriv\u00e9e du sp\u00e9cialiste. Si le corps malade personnifie dans l\u2019imaginaire collectif l\u2019id\u00e9e de la contamination, de l\u2019infection, de la souillure<sup class=\"modern-footnotes-footnote \" data-mfn=\"4\" data-mfn-post-scope=\"000000003f44a9ec0000000050de5061_14869\"><a href=\"javascript:void(0)\"  role=\"button\" aria-pressed=\"false\" aria-describedby=\"mfn-content-000000003f44a9ec0000000050de5061_14869-4\">4<\/a><\/sup><span id=\"mfn-content-000000003f44a9ec0000000050de5061_14869-4\" role=\"tooltip\" class=\"modern-footnotes-footnote__note\" tabindex=\"0\" data-mfn=\"4\"> L\u2019artiste pr\u00e9sente d\u2019ailleurs deux vid\u00e9os performance, soit Clean 1 (Sudhoff, 1.5 film avec son, 2006) et Clean 2 (Sudhoff, performance de 5 minutes sans son, 2006) dans lesquelles nous pouvons l\u2019observer se laver, se d\u00e9sinfecter. Dans ces oeuvres, elle est assise nue dans ce qui semble \u00eatre un g\u00e9ant lavabo, son corps fondu dans le d\u00e9cor en m\u00e9tal qui cr\u00e9e une ambiance de froideur, d\u2019hostilit\u00e9. La douche lui retire toute impuret\u00e9 et semble l\u00e0 pour r\u00e9tablir l\u2019hygi\u00e8ne du corps malade qui serait, dans l\u2019imaginaire m\u00e9dical, d\u00e9faillante.<\/span><\/span><span style=\"font-weight: 400\">, il a l\u2019interdiction implicite de ne toucher \u00e0 rien afin de ne pas corrompre l\u2019aseptisation et la st\u00e9rilisation des instruments. Cela contribue \u00e0 accentuer le sentiment d\u2019\u00e9tranget\u00e9 qu\u2019il \u00e9prouve devant tous ces outils m\u00e9dicaux qui serviront \u00e0 l\u2019examiner, qui le p\u00e9n\u00e8treront, qui auront acc\u00e8s \u00e0 des informations qui lui sont inconnues. Le manipulateur de cette technologie, soit le corps m\u00e9dical, d\u00e9tient ainsi un pouvoir sur la personne observ\u00e9e et leur interaction est constamment bas\u00e9e sur une hi\u00e9rarchie alors que le savoir, qui consiste essentiellement \u00e0 un d\u00e9codage de sympt\u00f4mes, \u00e0 un d\u00e9chiffrement de signes, est inaccessible \u00e0 l\u2019un d\u2019eux. Or, dans<\/span><i><span style=\"font-weight: 400\"> Self Exam<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\">, l\u2019artiste occupe \u00e0 la fois la posture du soignant et de la soign\u00e9e en \u00e9tant simultan\u00e9ment objet et sujet de son propre regard. Elle se rel\u00e8ve de sa position l\u00e9thargique et manipule la technologie m\u00e9dicale qui se trouve \u00e0 sa port\u00e9e. Elle ouvre les armoires, les tiroirs pour fouiller et prendre les outils emball\u00e9s qui s\u2019y trouvent. La salle d\u2019examen s\u2019ouvre \u00e0 la curiosit\u00e9 de l\u2019artiste, mais \u00e9galement \u00e0 celle des spectateurs.trices alors invit\u00e9.e.s \u00e0 s\u2019introduire dans ce lieu intime. \u00c0 l\u2019aide d\u2019un miroir et d\u2019un sp\u00e9culum, elle \u00e9carte ses parois vaginales, s\u2019auto-observe l\u2019entrejambe et pr\u00e9l\u00e8ve elle-m\u00eame les muqueuses de son appareil reproducteur. Elle reprend, en quelque sorte, le langage performatif de l\u2019institution scientifique qui \u00e9met des diagnostics, qui a un pouvoir de d\u00e9voilement en ma\u00eetrisant \u00e0 la fois le visible et l\u2019invisible du corps et qui rend ce dernier signifiant \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de param\u00e8tres qu\u2019elle cr\u00e9e. La l\u00e9gitimit\u00e9 de l\u2019expertise m\u00e9dicale ainsi que le r\u00f4le du m\u00e9decin sont ici contest\u00e9s alors que la patiente, d\u00e9sormais agente, d\u00e9tient le contr\u00f4le et la possibilit\u00e9 d\u2019intervenir sur son corps. Si ce dernier est, dans le syst\u00e8me m\u00e9dical, d\u00e9sappropri\u00e9 de lui-m\u00eame, fragment\u00e9<sup class=\"modern-footnotes-footnote \" data-mfn=\"5\" data-mfn-post-scope=\"000000003f44a9ec0000000050de5061_14869\"><a href=\"javascript:void(0)\"  role=\"button\" aria-pressed=\"false\" aria-describedby=\"mfn-content-000000003f44a9ec0000000050de5061_14869-5\">5<\/a><\/sup><span id=\"mfn-content-000000003f44a9ec0000000050de5061_14869-5\" role=\"tooltip\" class=\"modern-footnotes-footnote__note\" tabindex=\"0\" data-mfn=\"5\"> Ce corps fragment\u00e9 est repr\u00e9sent\u00e9 dans la vid\u00e9o performance Exam 2 (Sudhoff, extrait de 2 minutes d\u2019une vid\u00e9o de 12 minutes sans son, 2005) alors que les diverses prises de cam\u00e9ra d\u00e9coupent le corps de l\u2019artiste en quatre parties juxtapos\u00e9es les unes \u00e0 c\u00f4t\u00e9 des autres et \u00e9voquent un imaginaire de la monstruosit\u00e9 par une reconstitution hybride du corps.<\/span><\/span><span style=\"font-weight: 400\">, \u00ab\u00a0objet impuissant de la comp\u00e9tence technique\u00a0\u00bb (Klein, 2012, p.\u00a0284), celui de l\u2019artiste, confront\u00e9 \u00e0 sa r\u00e9alit\u00e9 mat\u00e9rielle, proc\u00e8de, dans <\/span><i><span style=\"font-weight: 400\">Self Exam<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\">, \u00e0 l\u2019av\u00e8nement d\u2019une conception nouvelle de soi, hors des divers modes de gestion, de contr\u00f4le et de surveillance d\u00e9termin\u00e9s par la biopolitique.<\/span><\/p>\n<h2><b>La menace de contamination du corps malade<\/b><\/h2>\n<p><span style=\"font-weight: 400\">Le corps, donc, en milieu m\u00e9dical, est r\u00e9glement\u00e9\u00a0: il est encadr\u00e9 et soumis \u00e0 des normes qui, du seul fait qu\u2019elles sont appliqu\u00e9es, sont reconduites et l\u00e9gitim\u00e9es. La photographie <\/span><i><span style=\"font-weight: 400\">Pieces and Parts <\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\">(Fig. 7)<\/span> <span style=\"font-weight: 400\">expose une autre mani\u00e8re de le confiner, mais, cette fois-ci, en enfermant dans des r\u00e9cipients l\u2019exc\u00e8s de son contenu informe qui menace d\u2019envahir l\u2019ext\u00e9rieur, c\u2019est-\u00e0-dire ses fluides et les composants de sa m\u00e9canique interne, autant de substances habituellement consid\u00e9r\u00e9es abjectes. Les bocaux herm\u00e9tiques sur lesquels sont appos\u00e9es des \u00e9tiquettes identifi\u00e9es, s\u2019ils contribuent \u00e0 maintenir l\u2019ordre et la propret\u00e9, <\/span><i><span style=\"font-weight: 400\">s\u00e9miotisent <\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\">les liquides corporels qui s\u2019y trouvent afin de les charger d\u2019un sens intelligible. Puisque les substances se meuvent \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur du dispositif m\u00e9dical qui d\u00e9samorce le sentiment de l\u2019abjection, la mise en sc\u00e8ne photographique, calqu\u00e9e sur un effet de r\u00e9el, est le processus qui permet de les d\u00e9contextualiser et de les figer dans leur caract\u00e8re ambigu. La multitude des pots et la difformit\u00e9 des morceaux de chair qui s\u2019y trouvent, intriguent et horrifient. De plus, l\u2019identit\u00e9 des patient.e.s, r\u00e9duite ici \u00e0 leurs morceaux retir\u00e9s, donc \u00e0 un manque, se dissout dans une collectivit\u00e9 de fragments corporels et devient indiscernable malgr\u00e9 la singularit\u00e9 des noms. Le corps, disloqu\u00e9 et morcel\u00e9, est r\u00e9duit \u00e0 sa mat\u00e9rialit\u00e9 p\u00e9rissable, \u00e0 sa fragilit\u00e9, \u00e0 sa vanit\u00e9 incarn\u00e9e. En contrepartie de cette photographie, les \u0153uvres <\/span><i><span style=\"font-weight: 400\">Monday 11am, Tuesday 1:30 pm, Thursday 3pm <\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\">(Fig. 8)<\/span><i><span style=\"font-weight: 400\">, <\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\">dont les titres indiquent un d\u00e9placement temporel<sup class=\"modern-footnotes-footnote \" data-mfn=\"6\" data-mfn-post-scope=\"000000003f44a9ec0000000050de5061_14869\"><a href=\"javascript:void(0)\"  role=\"button\" aria-pressed=\"false\" aria-describedby=\"mfn-content-000000003f44a9ec0000000050de5061_14869-6\">6<\/a><\/sup><span id=\"mfn-content-000000003f44a9ec0000000050de5061_14869-6\" role=\"tooltip\" class=\"modern-footnotes-footnote__note\" tabindex=\"0\" data-mfn=\"6\"> Or, cette progression temporelle est mise en \u00e9chec par la logique r\u00e9p\u00e9titive induite par les photographies : les d\u00e9chets corporels sont les m\u00eames, peu importe la journ\u00e9e. Les lieux hospitaliers ont tendance \u00e0 cr\u00e9er des exp\u00e9riences d\u2019attente hors temps et la maladie introduit un sentiment d\u2019absence de progression temporelle. \u00c0 ce sujet, \u00c9ric Delassus \u00e9crit, dans Qu\u2019est-ce que l\u2019id\u00e9e du corps malade ?, qu\u2019\u00ab avec la maladie, soudain le temps s\u2019arre\u0302te, on ne peut plus pre\u0301voir ou anticiper, on ne peut plus qu\u2019attendre, attendre les prochains re\u0301sultats d\u2019analyses ou d\u2019examens, les effets d\u2019un nouveau traitement, les avance\u0301es de la recherche qui finiront peut-e\u0302tre par trouver le reme\u0300de tant espe\u0301r\u00e9 \u00bb. (2015, p.6).<\/span><\/span><span style=\"font-weight: 400\"> et installent une narration, montrent le d\u00e9sordre\u00a0: les accessoires qui ont pour fonction de prot\u00e9ger la peau de toute possibilit\u00e9 de contagion s\u2019entrem\u00ealent d\u00e9sormais au sang, aux flux du corps et rappellent la condition mortif\u00e8re des op\u00e9rations. Le sang, de l\u2019ordre de l\u2019informe et de l\u2019intrusion, est associ\u00e9 \u00e0 un d\u00e9passement des limites du corps. Son contour est ind\u00e9fini et corrompt la st\u00e9rilit\u00e9 des gants m\u00e9dico-chirurgicaux en les fr\u00f4lant. Il se trouve peut-\u00eatre, dans cette d\u00e9sob\u00e9issance et cette r\u00e9sistance aux normes m\u00e9dicales o\u00f9 l\u2019impropre se m\u00eale au propre et le d\u00e9sordre \u00e0 l\u2019ordonn\u00e9, l\u2019enjeu m\u00eame du projet qui semble vouloir cr\u00e9er une br\u00e8che, une ligne de fuite dans la conception occidentale de la m\u00e9decine moderne. Cette ligne aurait le potentiel de \u00ab\u00a0[r\u00e9former] nos pens\u00e9es sur les environnements m\u00e9dicaux<sup class=\"modern-footnotes-footnote \" data-mfn=\"7\" data-mfn-post-scope=\"000000003f44a9ec0000000050de5061_14869\"><a href=\"javascript:void(0)\"  role=\"button\" aria-pressed=\"false\" aria-describedby=\"mfn-content-000000003f44a9ec0000000050de5061_14869-7\">7<\/a><\/sup><span id=\"mfn-content-000000003f44a9ec0000000050de5061_14869-7\" role=\"tooltip\" class=\"modern-footnotes-footnote__note\" tabindex=\"0\" data-mfn=\"7\"> Traduction libre de \u00ab reshapes our thoughts on medical environments \u00bb<\/span><\/span><span style=\"font-weight: 400\">\u00a0\u00bb (Sudhoff, 2009) et d\u2019exposer la faille du biopouvoir en d\u00e9voilant, puis en d\u00e9jouant, son fonctionnement interne par une exp\u00e9rience de l\u2019abjection.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400\">Cette analyse proposait de comprendre la s\u00e9rie\u00a0<\/span><i><span style=\"font-weight: 400\">Repository<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\">\u00a0dans une perspective critique de l\u2019imaginaire du corps malade tel qu\u2019il existe dans les soci\u00e9t\u00e9s occidentales modernes. En faisant trembler l\u2019image du corps malade afin d\u2019en r\u00e9v\u00e9ler la complexit\u00e9, les \u0153uvres deviennent des contre-repr\u00e9sentations en t\u00e9moignant d\u2019une volont\u00e9 de s\u2019\u00e9loigner du discours victimisant qui enferme ce corps dans une impossibilit\u00e9 d\u2019agir et d\u2019\u00eatre sujet. En effet, le corps qui est montr\u00e9 \u00e0 travers les photographies et les vid\u00e9os ne g\u00e9n\u00e8re pas de honte et refuse la condamnation du cancer. <\/span><span style=\"font-weight: 400\">Si l\u2019acte op\u00e9ratoire peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme sacrifice dans la mesure o\u00f9 il cr\u00e9e un sentiment de vertige, d\u2019effacement de soi, de don de soi \u00e0 la science, il semble rev\u00eatir une autre signification \u00e0 travers le projet photographique alors que l\u2019artiste prend en photo son propre corps qui gu\u00e9rit, comme en t\u00e9moigne l\u2019\u0153uvre <\/span><i><span style=\"font-weight: 400\">Exploratory Surgery<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\"> o\u00f9 l\u2019on voit sa chair cicatris\u00e9e. \u00c0 ce sujet, David Le Breton \u00e9crit que \u00ab\u00a0la trace laiss\u00e9e par la chirurgie symbolique est un signe virtuel de gu\u00e9rison\u00a0\u00bb (2003, p.\u00a070). Parce que le dispositif photographique de l\u2019artiste permet de rendre intelligibles autrement les traces qui s\u2019inscrivent sur sa chair, une nouvelle cartographie de la douleur est donn\u00e9e \u00e0 voir dans ses oeuvres. <\/span><span style=\"font-weight: 400\">La th\u00e9orie foucaldienne, o\u00f9 le corps devient objet privil\u00e9gi\u00e9 de l\u2019inscription d\u2019une s\u00e9miotique m\u00e9dicale, permet de comprendre les effets du pouvoir qui s\u2019inscrit et agit sur la surface corporelle de l\u2019artiste alors que sa chair est la cible de rapports de force. Les \u0153uvres, dans <\/span><i><span style=\"font-weight: 400\">Repository<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\">, sugg\u00e8rent un d\u00e9tournement du regard scientifique et mettent en sc\u00e8ne une nouvelle arch\u00e9ologie du savoir qui tend \u00e0 d\u00e9passer les syst\u00e8mes binaires vie\/mort, propre\/impropre, dedans\/dehors, sain\/pathologique, priv\u00e9\/public. La fragilit\u00e9 des fronti\u00e8res entre ces \u00e9l\u00e9ments oppos\u00e9s provoque de l\u2019abjection, notamment dans les \u0153uvres <\/span><i><span style=\"font-weight: 400\">Evidence of Illness <\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\">et<\/span><i><span style=\"font-weight: 400\"> Cancer Wafer. <\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\">La performance <\/span><i><span style=\"font-weight: 400\">Self Exam<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\"> d\u00e9voile l\u2019intimit\u00e9 du cabinet m\u00e9dical <\/span><span style=\"font-weight: 400\">aux spectateurs.trices, brisant alors le pacte de confidence qui scelle la relation hi\u00e9rarchique entre la patiente et le personnel m\u00e9dical. En s\u2019imposant comme sujet, elle reprend le contr\u00f4le de son corps d\u00e9shumanis\u00e9 et d\u00e9sincarn\u00e9 par les technologies m\u00e9dicales. L\u2019autopathographie permet de \u00ab\u00a0produire un geste productif de l\u2019exp\u00e9rience de la faillibilit\u00e9 du corps<sup class=\"modern-footnotes-footnote \" data-mfn=\"8\" data-mfn-post-scope=\"000000003f44a9ec0000000050de5061_14869\"><a href=\"javascript:void(0)\"  role=\"button\" aria-pressed=\"false\" aria-describedby=\"mfn-content-000000003f44a9ec0000000050de5061_14869-8\">8<\/a><\/sup><span id=\"mfn-content-000000003f44a9ec0000000050de5061_14869-8\" role=\"tooltip\" class=\"modern-footnotes-footnote__note\" tabindex=\"0\" data-mfn=\"8\"> Traduction libre de \u00ab productive gesture from the experience of the body\u2019s fallibility \u00bb.<\/span><\/span><span style=\"font-weight: 400\">\u00a0\u00bb (Tembeck, 2009, p.\u00a02) en transformant celui-ci en moteur de cr\u00e9ation. Ainsi, les \u0153uvres de Sudhoff, \u00e0 travers une mise en sc\u00e8ne de soi,<\/span><span style=\"font-weight: 400\"> documentent une exp\u00e9rience de la douleur qui d\u00e9joue le paradigme normatif de la repr\u00e9sentation du corps f\u00e9minin malade.<\/span><\/p>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-dots\"\/>\n\n\n\n<div style=\"height:20px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-advgb-accordions advgb-accordions-b8afe369-f1c3-41f5-a1f9-1b5105a9561b advgb-accordion-wrapper\" data-collapsed=\"true\">\n<div class=\"wp-block-advgb-accordion-item advgb-accordion-item\" style=\"margin-bottom:15px\"><div class=\"advgb-accordion-header\" style=\"background-color:#000;color:#eee;border-style:solid;border-width:1px;border-radius:2px\"><span class=\"advgb-accordion-header-icon\"><svg fill=\"#fff\" xmlns=\"http:\/\/www.w3.org\/2000\/svg\" width=\"24\" height=\"24\" viewBox=\"0 0 24 24\"><path fill=\"none\" d=\"M0,0h24v24H0V0z\"><\/path><path d=\"M12,5.83L15.17,9l1.41-1.41L12,3L7.41,7.59L8.83,9L12,5.83z M12,18.17L8.83,15l-1.41,1.41L12,21l4.59-4.59L15.17,15 L12,18.17z\"><\/path><\/svg><\/span><h4 class=\"advgb-accordion-header-title\" style=\"color:inherit\">Avertissement : ces photos montrent du sang, de la nudit\u00e9, des d\u00e9chets m\u00e9dicaux et des cicatrices<\/h4><\/div><div class=\"advgb-accordion-body\" style=\"border-style:solid !important;border-width:1px !important;border-color:undefined !important;border-top:none !important;border-radius:2px !important\">\n<div class=\"wp-block-advgb-images-slider advgb-images-slider-block advg-images-slider-1d571677-6db8-4780-be24-d5a4dfea2e46\"><div class=\"advgb-images-slider\" dir=\"ltr\"><div class=\"advgb-image-slider-item\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/revues.uqam.ca\/feminetudes\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2024\/08\/FIG.-1-1.jpg\" class=\"advgb-image-slider-img\" alt=\"FIG. 1\" style=\"width:530px;height:auto\"\/><div class=\"advgb-image-slider-item-info\" style=\"justify-content:flex-start;align-items:center\"><h4 class=\"advgb-image-slider-title\">FIG. 1<\/h4><\/div><\/div><div class=\"advgb-image-slider-item\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/revues.uqam.ca\/feminetudes\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2024\/08\/FIG.-2-1.jpg\" class=\"advgb-image-slider-img\" alt=\"FIG. 2\" style=\"width:530px;height:auto\"\/><div class=\"advgb-image-slider-item-info\" style=\"justify-content:flex-start;align-items:center\"><h4 class=\"advgb-image-slider-title\">FIG. 2<\/h4><\/div><\/div><div class=\"advgb-image-slider-item\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/revues.uqam.ca\/feminetudes\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2024\/08\/FIG.-3.jpg\" class=\"advgb-image-slider-img\" alt=\"FIG. 3\" style=\"width:530px;height:auto\"\/><div class=\"advgb-image-slider-item-info\" style=\"justify-content:flex-start;align-items:center\"><h4 class=\"advgb-image-slider-title\">FIG. 3<\/h4><\/div><\/div><div class=\"advgb-image-slider-item\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/revues.uqam.ca\/feminetudes\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2024\/08\/FIG.-4.jpg\" class=\"advgb-image-slider-img\" alt=\"FIG. 4\" style=\"width:530px;height:auto\"\/><div class=\"advgb-image-slider-item-info\" style=\"justify-content:flex-start;align-items:center\"><h4 class=\"advgb-image-slider-title\">FIG. 4<\/h4><\/div><\/div><div class=\"advgb-image-slider-item\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/revues.uqam.ca\/feminetudes\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2024\/08\/FIG.-5.jpg\" class=\"advgb-image-slider-img\" alt=\"FIG. 5\" style=\"width:530px;height:auto\"\/><div class=\"advgb-image-slider-item-info\" style=\"justify-content:flex-start;align-items:center\"><h4 class=\"advgb-image-slider-title\">FIG. 5<\/h4><\/div><\/div><div class=\"advgb-image-slider-item\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/revues.uqam.ca\/feminetudes\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2024\/08\/FIG.-6.jpg\" class=\"advgb-image-slider-img\" alt=\"FIG. 6 (1)\" style=\"width:530px;height:auto\"\/><div class=\"advgb-image-slider-item-info\" style=\"justify-content:flex-start;align-items:center\"><h4 class=\"advgb-image-slider-title\">FIG. 6 (1)<\/h4><\/div><\/div><div class=\"advgb-image-slider-item\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/revues.uqam.ca\/feminetudes\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2024\/08\/FIG.-6-1.jpg\" class=\"advgb-image-slider-img\" alt=\"FIG. 6 (2)\" style=\"width:530px;height:auto\"\/><div class=\"advgb-image-slider-item-info\" style=\"justify-content:flex-start;align-items:center\"><h4 class=\"advgb-image-slider-title\">FIG. 6 (2)<\/h4><\/div><\/div><div class=\"advgb-image-slider-item\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/revues.uqam.ca\/feminetudes\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2024\/08\/FIG.-6-2.jpg\" class=\"advgb-image-slider-img\" alt=\"FIG. 6 (3)\" style=\"width:530px;height:auto\"\/><div class=\"advgb-image-slider-item-info\" style=\"justify-content:flex-start;align-items:center\"><h4 class=\"advgb-image-slider-title\">FIG. 6 (3)<\/h4><\/div><\/div><div class=\"advgb-image-slider-item\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/revues.uqam.ca\/feminetudes\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2024\/08\/FIG.-7.jpg\" class=\"advgb-image-slider-img\" alt=\"FIG. 7\" style=\"width:530px;height:auto\"\/><div class=\"advgb-image-slider-item-info\" style=\"justify-content:flex-start;align-items:center\"><h4 class=\"advgb-image-slider-title\">FIG. 7<\/h4><\/div><\/div><div class=\"advgb-image-slider-item\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/revues.uqam.ca\/feminetudes\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2024\/08\/FIG.-8.jpg\" class=\"advgb-image-slider-img\" alt=\"FIG. 8\" style=\"width:530px;height:auto\"\/><div class=\"advgb-image-slider-item-info\" style=\"justify-content:flex-start;align-items:center\"><h4 class=\"advgb-image-slider-title\">FIG. 8<\/h4><\/div><\/div><\/div><\/div>\n\n\n\n<p style=\"font-style:normal;font-weight:100\"><strong>FIG 1 <\/strong>&#8211; \u00c0 gauche : Exam 2, 2006, Digital c print, 40 x 30 po, \u00c9dition 1\/9<br>\u00c0 droite : <em>Exam 3<\/em>, 2006, Digital c print, 40 x 30 po, \u00c9ditions 1\/9<br><strong>FIG 2<\/strong> &#8211; \u00c0 gauche : <em>Leep 1<\/em>, 2009, Digital c print, 50 x 40 po, \u00c9dition 1\/9<br>\u00c0 droite : <em>Leep 2<\/em>, 2009, Digital c print, 50 x 40 po, \u00c9dition 1\/9<br><strong>FIG 3<\/strong> &#8211; <em>Exploratory Surgery<\/em>, 2006, Digital c print, 24 x 20 po, \u00c9dition 1\/9<br><strong>FIG 4<\/strong> &#8211; <em>Cancer Wafer,<\/em> 2005, Digital c print, 24 x 20 po, \u00c9dition 1\/9<br><strong>FIG 5<\/strong> &#8211; <em>Evidence of Illness<\/em>, 2009, Digital c print, 24 x 20 po, \u00c9dition 1\/9<br><strong>FIG 6<\/strong> &#8211; (1) : Extrait (0:22) de <em>Self Exam<\/em>, 2005, Performance de 5 minutes avec son<br>(2) : Extrait (0:27) de <em>Self Exam<\/em>, 2005, Performance de 5 minutes avec son<br>(3) : Extrait (1:03) de <em>Self Exam<\/em>, 2005, Performance de 5 minutes avec son<br><strong>FIG 7<\/strong> &#8211; <em>Pieces and Parts,<\/em> 2005, Digital c print, 24 x 20 po, \u00c9dition 1\/9<br><strong>FIG 8 <\/strong>&#8211; \u00c0 gauche : <em>Monday 11 am<\/em>, 2005, Digital c print, 24 x 20 po, \u00c9dition 1\/9<br>Au centre : <em>Tuesday 1:30 pm<\/em>, 2005, Digital c print, 24 x 20 po, \u00c9dition 1\/9<br>\u00c0 droite : <em>Thursday 3pm<\/em>, 2006, Digital c print, 24 x 20 po, \u00c9dition 1\/9<\/p>\n<\/div><\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Entendu que le corps, selon une perspective foucaldienne (Genel, 2004), se pr\u00e9sente comme site du politique et du social, il est d\u00e8s lors maintenu \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de m\u00e9canismes r\u00e9gulateurs et disciplinaires qui le prennent en charge. 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R\u00e9cup\u00e9r\u00e9 de http:\/\/esantecommunication.com\/2016\/02\/03\/lautopathographie-de-montaigne-au-numerique\/.<\/span>\r\n\r\n<span style=\"font-weight: 400\">Butler, Judith. 2005 [1990]. \u00ab Inscriptions corporelles et subversions performatives \u00bb, dans<\/span><i><span style=\"font-weight: 400\"> Trouble dans le genre<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\">, Paris\u00a0: \u00c9ditions La D\u00e9couverte, p.\u00a0179-266.<\/span>\r\n\r\n<span style=\"font-weight: 400\">Delassus, \u00c9ric. 2015. <\/span><i><span style=\"font-weight: 400\">Qu\u2019est-ce que l\u2019id\u00e9e du corps malade ?,<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\"> acte du colloque \u00ab\u00a0Le corps, la sant\u00e9, la m\u00e9decine\u00a0\u00bb. Lyon\u00a0: Congr\u00e8s du Coll\u00e8ge des Enseignants de Sciences Humaines et Sociales en M\u00e9decine et Sant\u00e9, 8 p.<\/span>\r\n\r\n<span style=\"font-weight: 400\">Freund, Peter E. S. et McGuire, Meredith B. 1991. \u00ab\u00a0The social construction of medical knowledge\u00a0\u00bb, dans P. Freund et M. McGuire (dir.), <\/span><i><span style=\"font-weight: 400\">Health, Illness and the social body, a critical sociology<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\">. Prentice Hall: Englewoods Cliffs, p.\u00a095-223.<\/span>\r\n\r\n<span style=\"font-weight: 400\">Genel, Katia<\/span><span style=\"font-weight: 400\">. 2004. \u00ab\u00a0Le biopouvoir chez Foucault et Agamben\u00a0\u00bb,\u00a0<\/span><i><span style=\"font-weight: 400\">Methodos<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\">, no. 4. R\u00e9cup\u00e9r\u00e9 de http:\/\/journals.openedition.org\/methodos\/131.<\/span>\r\n\r\n<span style=\"font-weight: 400\">Klein, Alexandre. 2012. <\/span><i><span style=\"font-weight: 400\">Du corps m\u00e9dical au corps du sujet\u00a0: \u00c9tude historique et philosophique du probl\u00e8me de la subjectivit\u00e9 dans la m\u00e9decine fran\u00e7aise moderne et contemporaine<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\">, Th\u00e8se pour le doctorat en philosophie et histoire des sciences. Nancy\u00a0: Universit\u00e9 de Lorraine, 599 p.<\/span>\r\n\r\n<span style=\"font-weight: 400\">Kristeva, Julia. 1980. <\/span><i><span style=\"font-weight: 400\">Pouvoirs de l\u2019horreur\u00a0: Essai sur l\u2019abjection<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\">. Paris\u00a0: \u00c9ditions du Seuil, coll. \u00ab\u00a0Points\u00a0\u00bb. 284 p.<\/span>\r\n\r\n<span style=\"font-weight: 400\">Le Breton, David. 2011. \u00ab Images culturelles du corps. Entre organisme et chair \u00bb. <\/span><i><span style=\"font-weight: 400\">Med Sci,<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\"> vol. 27, no. 3, p.\u00a0311-314.<\/span>\r\n\r\n<span style=\"font-weight: 400\">_________________. 2003. <\/span><i><span style=\"font-weight: 400\">La Peau et la Trace. Sur les blessures de soi<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\">. Paris\u00a0: \u00c9ditions M\u00e9taili\u00e9, coll. \u00ab\u00a0Travers\u00e9es\u00a0\u00bb, 135 p.\u00a0<\/span>\r\n\r\n<span style=\"font-weight: 400\">Martinez, Aur\u00e9lie. 2008. <\/span><i><span style=\"font-weight: 400\">Images du corps monstrueux<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\">. Paris\u00a0: L\u2019Harmattan, coll. \u00ab\u00a0Champs visuels\u00a0\u00bb, 225 p.<\/span>\r\n\r\n<span style=\"font-weight: 400\">Sontag, Susan. 1977. <\/span><i><span style=\"font-weight: 400\">Illness as Metaphor. <\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\">New York: Farrar, Strayss and Giroux, 89 p.<\/span>\r\n\r\n<span style=\"font-weight: 400\">Sudhoff, Sarah. 2004-2009. \u00ab Repository \u00bb, <\/span><i><span style=\"font-weight: 400\">Sarah Sudhoff<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\">. R\u00e9cup\u00e9r\u00e9 de <\/span><a href=\"http:\/\/www.sarahsudhoff.com\/\"><span style=\"font-weight: 400\">\u00a0http:\/\/www.sarahsudhoff.com\/projects_repository<\/span><\/a><span style=\"font-weight: 400\">.<\/span>\r\n\r\n<span style=\"font-weight: 400\">Tembeck, Tamar. 2009. <\/span><i><span style=\"font-weight: 400\">Performative Autopathographies\u00a0: Self-Representations of Physical Illness in Contemporary Art,<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\"> Th\u00e8se en Histoire de l\u2019art et en Communications. Montr\u00e9al\u00a0: Universit\u00e9 de McGill, 296 p.<\/span>","hyperliens":null,"order":20},"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v22.1 - https:\/\/yoast.com\/wordpress\/plugins\/seo\/ -->\n<title>Repository\u00a0: le corps f\u00e9minin malade producteur d\u2019une nouvelle arch\u00e9ologie du savoir | Revue F\u00e9min\u00c9tudes<\/title>\n<meta name=\"description\" content=\"Entendu que le corps, selon une perspective foucaldienne (Genel, 2004), se pr\u00e9sente comme site du politique et du social, il est d\u00e8s lors maintenu \u00e0\" \/>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/revues.uqam.ca\/feminetudes\/articles\/repository-le-corps-feminin-malade-producteur-dune-nouvelle-archeologie-du-savoir\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_CA\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" 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